La valse lente des tortues

par

Résumé

La Valse lente des tortues est la suite du roman Les Yeux jaunes des crocodiles, paru en 2006. Après les problèmes personnels et familiaux rencontrés dans le premier volet, c’est aux difficultés du monde que Joséphine fait face dans cette œuvre. Cependant, Katherine Pancol n’a pas fait d’exception et comme dans chacun de ses écrits, ce sont les sentiments qui ont le rôle de fil conducteur.

 

Suite au succès de son livre, Joséphine Cortès a déménagé dans un grand appartement parisien et peut financer les études de mode de sa fille Hortense à Londres. Sa meilleure amie Shirley a également déménagé là-bas, avec son fils Gary, au grand regret des deux femmes contraintes de supporter la distance. La soudaine célébrité de Joséphine n’a pas eu que des conséquences positives : sa soeur aînée, la belle Iris, est tombée en dépression après s’être vue retirer la gloire du roman dont elle était censée être l’auteure. Ne supportant plus la situation, Philippe, son époux, et leur fils Alexandre, sont à leur tour allés vivre dans la capitale britannique.

Un jour, Joséphine reçoit un colis dans lequel se trouvent quelques possessions de son ex-mari Antoine, décédé au Kenya, où il a été dévoré par ses propres crocodiles. C’est ce même paquet – envoyé par des amis d’Antoine – qui la sauve de coups de couteaux tandis qu’elle se fait agresser dans la rue en rentrant chez elle. De peur d’alarmer sa plus jeune fille Zoé – « Surtout ne rien lui dire, ne rien lui dire. Elle ne supporterait pas de savoir sa mère en danger » –, elle lui cache l’incident ainsi que le courrier reçu car l’adolescente ne sait rien de la mort de son père. Cependant, elle décide d’en faire part à son amant Luca qui semble ne pas l’écouter ni s’y intéresser : il est préoccupé par son frère jumeau, instable et de plus en plus agité. Seule avec ses angoisses, Joséphine prend finalement la décision de porter plainte contre son agresseur. Quelques jours plus tard, une professeure de Zoé est assassinée à coups de couteau… La situation est étrange ; de plus, Joséphine croit apercevoir Antoine, en col roulé rouge, dans le métro parisien. Le mystère s’élargit lorsqu’une carte signée de sa main lui parvient.

Pour fêter Noël, Joséphine reçoit Shirley, Gary, Philippe, Alexandre et Hortense, revenus de Londres pour l’occasion. Lors de la soirée, Joséphine et son beau-frère finissent par assouvir leur désir mutuel et échangent un baiser dans la cuisine, à l’abri de tous les regards.

Lors d’une visite chez Marcel – l’ex-compagnon de sa mère Henriette – et Josiane sa compagne, avec qui il a eu un enfant, Marcel Junior, Joséphine apprend que Mylène, l’ancienne maîtresse d’Antoine, les a contactés afin d’avoir ses coordonnées. Joséphine en retour se renseigne sur les coordonnées de cette femme pour avoir plus d’informations concernant son ex-mari. Peu de temps après, Joséphine prend conscience de l’impossibilité d’une quelconque relation avec Philippe, qui repart donc à Londres. Et comme si elle n’était pas assez désorientée, une seconde lettre d’Antoine lui parvient. Plusieurs questions la tourmentent alors : Pourquoi ne pas donner d’adresse ? Serait-ce lui qui a tenté de la poignarder, jaloux de sa soudaine fortune ? En parallèle, elle prend la décision de se séparer de Luca.

Humiliée par le départ de Marcel, Henriette – la mère de Joséphine – n’a plus qu’un but dans la vie : se venger. Celui-ci lui verse une pension, et elle économise le moindre centime afin de pouvoir se payer les services d’une « guérisseuse d’âmes ». Une partie de son plan est de se débarrasser de Josiane pour que Marcel revienne lui demander pardon ; l’autre consiste à remettre Iris sur pieds – « Tu vas te battre. Reprendre ton mari, retrouver ton rang et ta beauté que tu as tendance à négliger » – et lui permettre de reconquérir Philippe et son argent.

Zoé, qui a assisté à la scène cachée du repas de Noël, a cessé de parler à sa mère. Luca supplie Joséphine de lui pardonner, mais elle se montre réticente. Joséphine retrouve un peu de confiance lorsque sa sœur l’appelle afin qu’elles se réconcilient. De son côté, la vie d’Hortense prend un nouveau tournant : elle réussit à décrocher un stage chez la fameuse Vivienne Westwood et part vivre temporairement avec Gary car sa colocation s’est mal passée. Cette nouvelle situation renforce ses sentiments envers son ami, ce qui la trouble un peu. Lorsque les deux sœurs se retrouvent, Joséphine hésite à avouer le baiser échangé avec Philippe mais renonce finalement. Iris est soulagée car la moindre confession aurait fait faillir ses projets : « Ce serait Joséphine, son Cheval de Troie ! Ce n’est pas mon mari que je dois reconquérir en premier, c’est Joséphine. Elle sera mon sésame, la clé de mon retour au monde. Elle ne doit pas supporter d’être fâchée avec moi et doit rougir de honte à l’idée d’avoir séduit mon mari. […] Je l’inviterai à déjeuner dans un restaurant connu. J’aurai réservé une table bien en vue. M’afficher avec celle qu’on prétend ma victime suffira à museler les langues des vipères. […] Et ainsi, sans m’abaisser, sans m’expliquer, sans m’excuser, je reprendrai ma place et effacerai la bave des ragots. […] Et après, […] je n’aurai plus qu’à reprendre mon mari. »

En Chine, Mylène se languit de la France, et de Hortense et Zoé qu’elle considérait comme ses propres filles. Son patron refuse de lui rendre son passeport, c’est pourquoi elle se voit obligée de rester dans ce pays où tout lui est étranger. De son côté, Philippe ne perd pas espoir et le fait comprendre à Joséphine en lui envoyant un livre. La persistance de ces attentions rend tout d’abord Joséphine nerveuse. Cependant elle est très vite désemparée : Iris, rentrant d’une visite à Londres, lui apprend que Philippe demande le divorce car il fréquente une fille nommée Dottie. Elle demande alors à sa cadette de la loger pour une durée indéterminée.

Malgré sa déception, Joséphine continue de travailler sur sa thèse et prend la décision d’en finir définitivement avec Luca. Pourtant, lorsqu’elle se rend chez lui pour lui rendre ses clefs, la concierge lui assure que personne de ce nom ne vit dans l’immeuble : « sur les enveloppes, c’est pas Luca d’écrit, c’est Vittorio. Et les contraventions, Vittorio. Et les rappels de factures, Vittorio ! ». Par ailleurs,un autre fait étrange se produit : des points de fidélité présents sur une carte disparaissent ; pourtant, la seule autre personne pouvant les utiliser n’est autre qu’Antoine. De plus, la propriétaire de l’immeuble où vit Joséphine est retrouvée morte dans le local à poubelles, et les soupçons s’orientent de plus en plus sur Joséphine : on se demande pourquoi elle n’a pas porté plainte après son agression, et elle connaissait les deux victimes. Malgré ces événements difficiles, Zoé et sa mère parviennent finalement à se parler, à se confier, à se pardonner, et ainsi Joséphine lui avoue enfin pourquoi son père est absent depuis si longtemps…

Joséphine profite d’une rencontre avec son éditeur pour voir Philippe. Ils passent plusieurs jours ensemble à l’hôtel et rien ne semble pouvoir briser leur bonheur. À son retour pourtant, l’enquêteur travaillant sur les crimes meurt lui aussi dans des conditions semblables aux précédents meurtres. Une nouvelle lettre d’Antoine arrive mais cette fois Hortense comprend que l’expéditeur n’est autre que Mylène : « Il ne faisait pas de fautes d’orthographe. […] Elle imitait son écriture. À la fin, il était tellement à côté de ses pompes que c’était elle qui se rendait au bureau pour que le Chinetoque ne le foute pas à la porte. » Tout est confirmé par Zoé qui avoue avoir utilisé la carte de fidélité de sa mère. Voulant des explications, elles décident d’appeler Mylène mais Joséphine a perdu son numéro et Marcel ne répond pas à leurs appels. En effet, Josiane a été ensorcelée par la « guérisseuse d’âmes »et monopolise l’entière attention de son compagnon. Il réussira néanmoins avec l’aide d’une amie à la sauver.

De son côté, vivant aux frais de sa sœur depuis quelque temps, Iris a eu le temps de réfléchir à un plan de secours, et cet homme qui en fait office habite le même immeuble : il se nomme Hervé Lefloc-Pignel, il est beau et par-dessus tout, il est fortuné. Et bien qu’il soit marié et père de famille, il semble de plus en plus sensible aux grands yeux bleus d’Iris.

Alors que Philippe ne donne plus signe de vie, Joséphine aperçoit Luca – ou plutôt Vittorio – au bas de chez elle et commence à se méfier de lui. N’arrivant pas à avancer dans son travail, elle décide de passer quelques jours seule dans la maison de vacances d’Iris. Cette dernière s’est éprise de Lefloc-Pignel au point de faire tout ce qu’il lui ordonne. Il s’avère être un véritable fanatique religieux, avec pour principale croyance la supériorité de l’homme, qui a le pouvoir sur la totalité de ce qui l’entoure, notamment les femmes. Il transforme Iris en un objet docile et soumis, cloîtré dans l’appartement de Joséphine. Pourtant, Iris a l’impression d’aimer véritablement pour la première fois de sa vie.

Par hasard, Philippe et Joséphine se retrouvent au même endroit ; ils profitent de leurs retrouvailles pendant quelques semaines puis décident de faire le chemin du retour ensemble. Sur leur trajet, ils croisent un petit village portant le nom de Lefloc-Pignel, et Joséphine veut soudain s’y arrêter pour voir le vieil imprimeur dont lui avait parlé son voisin Hervé, du même nom que ce village, imprimeur qui l’avait dans son enfance recueilli. Celui-ci leur raconte une enfance difficile : celle du petit Hervé, abandonné, que cet homme, Benoît Graphin, a en effet recueilli, mais qui a été placé très vite dans une autre famille d’accueil par une assistante sociale, Évelyne, qui se moquait de son avis : « Chaque fois qu’il s’échappait, elle venait le chercher chez moi, elle lui trouvait une autre famille de cinglés ».Hervé a finalement brillamment réussi sa vie en apparence, mais Benoît Graphin laisse entendre qu’il est étrange et qu’à un moment, il a pris sa revanche sur son passé misérable, les personnes qui l’ont fait souffrir, aux côtés d’un autre ami, Hervé Van den Brock. Quand Joséphine fait le lien entre ce récit et les événements récents, il est déjà trop tard : Hervé Lefloc-Pignel et son associé ont déjà assassiné Iris. Depuis le début, ils étaient les auteurs des massacres, le but étant d’éliminer toute personne faisant obstacle à leurs projets ou à leurs principes, et les vexant d’une quelconque manière. Le commissaire en charge de l’enquête apprend à Joséphine qu’elle a été épargnée car elle ne l’a « jamais provoqué ni physiquement ni moralement. Vous n’avez pas cherché à le séduire, ni n’avez remis en question son autorité… ».

C’est un choc pour toute la famille mais chacun parvient à avancer du mieux qu’il peut : Hortense se voit proposer un stage chez Jean-Paul Gautier, tandis que Zoé est amoureuse pour la première fois d’un certain Gaëtan ; Marcel et Josiane de leur côté sont heureux que leur malheur ait pris fin et sont admiratifs des progrès de leur fils. Henriette a accepté de divorcer et Vittorio se fait interner pour schizophrénie. Joséphine, enfin, peut aimer Philippe selon son désir.

Inscrivez-vous pour trouver des essaia sur Résumé >