La vie de Galilée

par

Galilée

Ce nom ne nous est pas inconnu puisqu’il a joué un rôle important dans l’histoire du XVIIème siècle. Dès son entrée en scène, on découvre un homme de quarante-six ans vivant à Padoue. Nous sommes en 1609. Même s’il est professeur de mathématique, ses revenus restent faibles. Il vit donc dans la pauvreté dans l’attente d’un avenir meilleur. Galilée a un penchant pour les sciences et l’astronomie. C’est pourquoi, au plus profond de lui-même, il est convaincu que le géocentrisme prôné par l’Eglise est une doctrine erronée. « Oui, j’ai ressenti ça aussi, c’est pourquoi moi je sais que c’est la terre qui tourne autour du soleil en dépit de ce que l’on observe à première vue ». Mais, celle théorie ne peut être contestée que par de solides preuves et seule la vérité scientifique pourrait confirmer ses convictions que le système de Copernic, défendant l’héliocentrisme, est une réalité : « Mais elle l’interdit. De plus, nous, physiciens, ne pouvons pas toujours démontrer ce que nous tenons pour vrai. Même la théorie du grand Copernic n’est pas encore démontrée, elle n’est qu’une hypothèse et certains se sont fait bruler vif pour avoir voulu propager l’hypothèse de Copernic, c’est pourquoi je te demande d’être très discret quant à nos recherches. » Pour dévoiler cette vérité, des recherches sont nécessaires et coûteuses. Manquant de moyens financier, Galilée demande l’aide de l’Etat (qui défend l’Eglise) qui refuse catégoriquement de le soutenir.

Galilée est un chercheur forcené et déterminé, qui n’a pas peur des conséquences de ses révélations dangereuses. Une idée de génie va lui parvenir par le biais d’un de ses élèves en Hollande. Il s’agit de mettre en place un appareil – la lunette – qui va permettre d’observer le ciel de plus près et de prouver la véracité du système de Copernic : « Et la terre n’est plus le centre statique de l’univers mais elle roule joyeusement autour du soleil, et les poissonnières, les marchands, les princes, les cardinaux et même le pape roulent avec elle ». En effet, cette découverte astronomique qui va révolutionner le pays, va le rendre non seulement célèbre mais également plus riche. Soutenu par des hommes de pouvoir tels que le Cardinal Barberini (plus tard Pape Urbain VIII), ses théories se répandent et lui valent le surnom de « Bilberzertrümmerer » (casseur de Bible)

Intrépide, Galilée s’est donc lancé tête baissée dans ses recherches, sans même se préoccuper de la désapprobation du pays à majorité religieuse et obscurantiste. Il continue ses recherches en faisant l’apologie du rationalisme et de l’esprit scientifique. La raison, en plus de l’esprit critique de ce personnage, va créer un mouvement important dans l’histoire.

En se rétractant, Galilée permet le maintien de l`ordre ancien. Brecht évoque avec force dans sa pièce le conflit moral du héros en ces mots : « Malheur au pays qui a besoin de héros ».

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