L'adolescence clémentine

par

Ballades

C’est la section la plus riche durecueil. Marot choisit ici une forme fixe : un poèmecomposé de trois strophes suivies d’un envoi d’une demi-strophe. Soit il s’agit d’une grande ballade, dont lesstrophes sont formées de dizains de décasyllabes, suivies du quintil de l’envoi ;soit il s’agit d’une petite ballade, composée de huitains d’octosyllabes etd’un envoi sous forme de quatrain.

La première ballade sembleévoquer la jeunesse insouciante ; son ton est plus réservé qu’il n’yparaît, car elle renvoie en réalité à l’adieu à la jeunesse. La ballade suivantefait le lien avec les épitaphes et renvoie au théâtre de rue, de même que latroisième ballade. Les quatre premières ballades sont liées. La dernièred’entre elles est ambigüe, c’est la première fois que l’amour sensuel estrevendiqué par le poète. La cinquième ballade est adressée à la duchessed’Alençon, princesse du Ferme Amour.

Les ballades V à X évoquentles guerres et en appellent à la paix collective. La naissance du dauphin apparaîtcomme une paix partielle. Il s’agit d’une histoire des malheurs du temps.

Les Ballades XI à XIII sontdes ballades religieuses sur Noël, le carême et la Passion du Christ.

La Ballade XIV renvoie àl’histoire personnelle de Marot et à son emprisonnement pour avoir mangé dulard en carême.

Le chant royal s’apparenteà une grande ballade avec le même mouvement et le même refrain. Il se composede cinq strophes avec un refrain, et un quintil en envoi. Il permet undéveloppement rhétorique avec une montée vers une allégorie dont la clef est l’épisodede l’Immaculée Conception et la figure de la Vierge Marie.

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