Le Capitaine Fracasse

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Résumé

Sous le règne de Louis XIII, le jeune baron de Sigognac vit dans un château situé sur un grand domaine entre Dax et Mont-de-Marsan, en Gascogne. Ce jeune baron, dont la demeure pouvait être considérée – vue de loin – comme « convenable pour un hobereau de province », est désargenté et malheureux. Sa famille, autrefois connue, s’est ruinée au fil du temps et sa demeure, tout comme ses terres, se sont abîmées peu à peu, faute d’argent pour les entretenir. Il vit avec son vieux domestique, Pierre, et quelques animaux. Ne sachant trop de quelle manière occuper ses journées, il s’ennuie. En proie à la solitude, en un lieu peu accueillant, il aspire à une vie tout autre.

 Un soir d’hiver, une troupe de comédiens ambulants frappe à sa porte. Ils ne savent pas où passer la nuit et le baron leur offre, après quelques hésitations, le logis. Cet évènement a l’avantage de faire revivre le domaine du jeune baron pour une soirée : la joie est au rendez-vous. Ainsi, en échange de son hospitalité, les jeunes comédiens lui offrent le dîner. Le jeune baron fait la connaissance de toute la troupe, composée de l’adorable Isabelle, une actrice quelque peu ingénue, de Sérafina, de Dame Léonarde, mais encore des hommes : le Pédant, le Léandre, le Scapin, le Tyran tragique, le Tranche-montagne et le Matamore. Les conversations vont bon train sur des sujets concernant le théâtre et l’on fait honneur au vin : « le baron […] [était] déjà un peu gris et le Pédant et le Tyran buvaient en ivrognes émérites. » Néanmoins, le Tranche-montagne se retient de trop manger et boire afin de se maintenir dans son état de maigreur qui était « son meilleur moyen comique ». Une fois le repas terminé, le baron leur propose d’aller se coucher, laissant sa chambre aux dames.

Le lendemain, le baron décide de suivre la troupe de comédiens. Amoureux d’Isabelle, il quitte son château, le laissant aux bons soins de Pierre, et part pour Paris. Pendant le voyage, Matamore, l’un des comédiens, meurt de froid, et le baron le remplace au pied levé, devenant le « capitaine Fracasse », nom de scène choisi pour l’occasion.

Lors d’une escale à Poitiers, la troupe fait halte dans une auberge. Le duc de Vallombreuse alors présent, qui aperçoit Isabelle, tombe lui aussi amoureux de la belle comédienne et la courtise. Le baron se montre jaloux de cet adversaire. Le marquis de Bruyères, un ami de Sigognac, organise alors un duel entre les deux hommes afin de les départager. C’est le baron qui l’emporte ; mauvais perdant, le duc rentre dans une grande colère. Il décide alors d’organiser l’enlèvement d’Isabelle avec l’aide de quelques hommes.

Pendant un trajet, tandis que la charrette des comédiens monte une pente avec peine, Isabelle et Sigognac croisent un groupe de pauvres gens faisant l’aumône. Attendrie et attristée par la vision d’un vieil aveugle et d’un enfant dans le besoin, Isabelle veut leur donner un peu d’argent. Cependant, elle ne trouve pas sa bourse et c’est Sigognac qui, « galant homme », s’approche de la « vermine » afin de donner quelque chose. Malheureusement, ce n’était qu’une mise en scène : le vieil aveugle jette un lourd manteau sur le baron afin de l’immobiliser pendant que, vifs comme l’éclair, les deux mendiants attrapent Isabelle – si effrayée qu’elle n’ose crier –, puis l’amènent à deux hommes masqués qui l’emportent avec eux à cheval. Tout se passe très vite, et quand Sigognac s’extirpe de sa prison à l’aide de sa dague, regardant autour de lui, il voit les ravisseurs emmener Isabelle à travers champs. Il se lance alors à leur poursuite, esquivant même des coups de pistolet. Il les rattrape, tente de libérer Isabelle, mais forts de leurs chevaux, les cavaliers reprennent l’avantage et s’éloignent.

Tandis que le baron et ses amis partent à sa recherche, Isabelle – priant pour que Sigognac la retrouve – est amenée, en carrosse, dans une belle demeure. Un valet lui sert un repas chaud et elle se retrouve seule dans ses appartements, effrayée, ne sachant pas qui l’a enlevée ni où elle se trouve. Elle est cependant bien traitée, Vallombreuse essayant de se faire pardonner cet enlèvement.

Finalement libérée par le baron et ses amis, Isabelle retrouve Sigognac avec plaisir : elle a appris qu’elle était en réalité la sœur du duc. Elle ne connaissait pas ses origines, si ce n’est que sa mère était une grande comédienne qui lui avait donné une belle bague ornée d’un blason, mais elle ne connaissait pas son père. Elle portait la bague lors de son enlèvement, et le père du duc de Vallombreuse, apercevant Isabelle, a eu la surprise de découvrir une jeune femme, ressemblant à Cornelia, sa mère, et portant la bague qu’il lui avait offerte à l’époque : Isabelle était en réalité de noble naissance.

Suite à ces événements, Isabelle et Sigognac se fiancent et décident de retourner vivre dans le château du baron, le père d’Isabelle étant décidé à financer les travaux de rénovation de la demeure de Sigognac. Alors que Sigognac creuse une tombe pour son chat qui vient de mourir, il découvre une malle remplie d’or – sorte de deus ex machina typique des romans de cape et d’épée –, de quoi aider le baron à vivre aisément, dans le futur, avec sa femme.

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