Le Capitaine Fracasse

par

Le baron de Sigognac

Le baron est  le héros - ou antihéros -  du roman. C’est un jeune homme noble, mais quelque peu désargenté, dont la famille et le nom partent en désuétude. Il n’est pas aussi riche que ses ancêtres. Son manoir est délabré, sa famille, jadis grand nom de la région a perdu beaucoup d’argent et il se retrouve le dernier de sa race, en attendant la mort, et l’extinction de son nom : « Le sentiment de l’impuissance, qui suit la pauvreté, avait fait fuir la gaieté de ses traits et tomber cette fleur printanière qui veloute les jeunes visages. Des auréoles de bistre cerclaient déjà ses yeux meurtris, et ses joues creusées accusaient assez fortement la saillie des pommettes ; ses moustaches, au lieu de se retrousser gaillardement en crocs, portaient la pointe basse et semblaient pleurer auprès de sa bouche triste... »Au début du roman, il est triste, sa vie n’a aucun sens, il passe son temps avec son chien, son cheval et un vieux serviteur fidèle, Pierre, qu’il peine à payer.

Il est fier, une fois ses talents démontrés au niveau de la comédie et du spectacle, il est habile avec une épée et aidera la troupe à se sortir de mauvaises passes. Il est courageux, adroit, malgré le peu d’expérience qu’il avait du monde extérieur. Il a une verve verbale impressionnante, on y retrouve la richesse de l’écriture de Gautier : « Regardez-moi bien. Je suis la terreur de l'univers, l'ami de la Camarde, la providence des fossoyeurs ; où je passe, il pousse des croix. C'est à peine si mon ombre ose me suivre, tellement, je la mène en des...

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Dissertation à propos de Le Capitaine Fracasse