Le Gone du Chaâba

par

Le narrateur, héros, auteur : Azouz

'' Le gone du Chaâba '' débute dans les années 1960, en 1965, alors que l'Algérie est indépendante depuis seulement 3 ans (les accords d'Evian datent de 1962), dans un bidonville de la banlieue de Lyon, dans la ville de Villeurbanne dans la région du Rhône en France. Le héros est un jeune garçon, âgé de 9 ans à peine, qui s'appelle Azouz, ce qui prouve tout de suite le lien entre le héros, entre la fiction et la réalité, et donc que le roman est à caractère autobiographique, ce roman relate sa propre expérience. Il est né en France, comme ses frères et sœurs et réside dans un bidonville, dans une pauvreté certaine, où il habite avec sa famille, tous ses frères et sœurs, sa mère et son père, ainsi que de nombreuses familles ( 21 au total ), souvent des amis de sa propre famille, se trouvant dans la même situation qu'eux, c'est à dire issues de l'immigration venues d'Algérie. Ce bidonville s'appelle le Chaâba, ce qui explique le titre, le gone du Chaâba, c'est à dire un jeune garçon lyonnais,'' dont le surnom est le gone '', mot venant du patois lyonnais, dans le bidonville Le Chaâba.

L’auteur va donc raconter ce dont il se souvient, du haut de ses 9 – 10 ans, de son rôle de petit garçon dans ce genre de village reconstitué en France, de la routine du bidonville, où les familles mêlent dans leurs modes de vie les traditions que les familles immigrées avaient connues et suivies en Algérie, avec les règles et les coutumes françaises typiquement européennes ; par exemple les hommes et les femmes reprennent les rôles respectifs qu'ils ont toujours eus, les femmes vont chercher de l'eau comme aux puits, les hommes organisent la vie du bidonville et vont travailler dur à l'usine tous les jours pour ramener de l'argent.

En parallèle, les enfants, dont le petit Azouz fait partie, jouent au football, se promènent, vont à l'école, apprennent à lire et à écrire, avec pour espoir de s'en sortir. Ces enfants, comme tous les enfants du monde découvrent la vie, leur environnement et font des petites bêtises, notamment en jouant dans la décharge non loin du bidonville, où parfois ils font des trouvailles heureuses, décrites bien différemment des paysages de désolation que l'on peut en avoir. Pour Azouz, ce sera un livre de grammaire et un dictionnaire qu'il va lire, et dévorer. Grâce à ces livres il comprend mieux la littérature, la langue française et va donc étudier par lui-même.

Par ce cadre autobiographique et ses souvenirs, l'auteur en profite pour sensibiliser le lecteur à la pauvreté, à la misère qu'on subit de nombreuses familles immigrées, arrivées avec presque rien en quête d'une vie meilleure, pour finir dans ces genres de bidonvilles en attente d'être relogés. Plus largement, les thèmes qui sont abordés dans cette œuvre sont divers et présentent un intérêt certain, à tous les niveaux sociaux et sociétaux, comme la position des enfants, le fait de grandir dans un cadre peu favorable à la réussite scolaire et sociale, la double culture, l'islam, la famille, la solidarité, la condition de la femme, la pauvreté…

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