Le Gone du Chaâba

par

Une opposition progressive aux autres jeunes, et aux autres familles

La réussite de Azouz n’est pas imitée par tous, et son père ne veut pas qu’il finisse comme son propre grand frère : En effet son fils le plus âgé, Moustaf n'a jamais suivi les cours à l'école et ne sait toujours pas lire ni écrire. Moustaf, le grand frère d’Azouz, représente l'immigration mal intégrée et qui ne se sent pas français ni même lyonnais, simplement attaché à son bidonville. D'ailleurs c'est le cas de beaucoup de ceux qui l'entourent, parmi les habitants du quartier.

Le cousin de Azouz, Hacène, est dans une situation similaire, celle de l’échec scolaire, celle du rejet de la France, et se sent plus ‘’ arabe ‘’ que français, reprochant à Azouz sa réussite insolente à l’école et de trahir les siens, en travaillant dur, comme s’il servait un système qui se retournait contre eux. Azouz est victime d’une certaine jalousie parmi ses camarades et excluent quelque peu le jeune garçon de leur groupe, eux qui se revendiquent plutôt comme des cancres.

De plus, ils lui reprochent de s’intéresser à l’histoire, à la culture, à la langue française, et de trahir ses racines, et parmi ceux qui lui tournent le dos, on retrouve donc son cousin Hacène, qui s’éloigne de lui, ne comprenant plus son mode de pensée. Cela conduit Azouz à hésiter, entre sa culture d'origine et celle française, il ne veut pas choisir entre être français ou algérien. L'épisode de la remise des carnets à la fin de la classe, est révélateur de cette disparité de niveau entre les enfants : '' Il s'avance vers Moussaoui et lui annonce avec dédain :

- Irrécupérable !

Le voyou acquiesce d'un signe de la tête,...

Inscrivez-vous pour continuer à lire Une opposition progressive aux autres jeunes, et aux autres familles >

Dissertation à propos de Le Gone du Chaâba