Le Gone du Chaâba

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Un cadre de vie misérable, le Chaâba

La famille du petit Azouz est issue de l’immigration algérienne, et est arrivée en France avec quasiment pas d’argent ni aucun bien. Ils se retrouvent alors dans un bidonville à Lyon, le Chaâba, c’est là que va grandir le jeune garçon, héros et narrateur, Azouz, qui n’est autre que les yeux et les souvenirs de l’écrivain.

Ils vivent tous dans une misère terrible, le bidonville est constitué de baraquements, avec des matériaux de récupération, du bois, de la tôle, de la ferraille, du verre cassé, montés en cabanes dans de la boue meuble et humide. Ce cadre terrible et de misère, tranche avec le rêve de toutes ces familles immigrées qui avaient fui leur pays d'origine pour connaître de meilleures conditions de vie et un certain confort prospère en France, ce qui a créé pour les arrivants une frustration et une déception certaine, et donc une forte amertume, par rapport à toutes les promesses de confort que l’on leur avait faites, ce qui les avait entrainés à migrer vers la France, la métropole de l’époque, où l’Algérie était française. En effet, comme tant d'autres familles, ses parents étaient venus en France, voyant l'ex métropole comme une terre d'accueil, un pays de liberté, pour fuir la pauvreté de l'Algérie.

Ils survivent malgré les conditions épouvantables et la misère, en effet ils vivent sans eau ni électricité, leur terrain est sale et boueux, ce ne sont pas de vraies rues en bitume, et rien ne s'évacue correctement, d'où la saleté et les risques de maladie. Finalement, leurs conditions sont peut-être bien pires que ce qu’ils avaient connu en Algérie.

De plus, leur mal est aussi social, au-delà du matériel, car les habitants...

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