Le hussard sur le toit

par

Angelo

Angelo Pardi est un jeune officier italien, dirigeant une colonie de hussards. Son titre n’a pas cependant été acquis par les faits d’armes : il l’a en effet acheté. Fils d’une aristocrate italienne, il se retrouve contraint de fuir du Piémont, sa région natale, pour trouver refuge en Provence à cause de son appartenance au mouvement carbonaro.

 

Physiquement, Angelo est un beau jeune homme, dont l’apparence témoigne de sa classe sociale distinguée. En effet, il attire par exemple la convoitise des habitants de Manosque lorsque les habitants de la ville ravagée par le choléra, vêtus de simples sandales, découvrent que celui-ci porte de hautes bottes de cavaliers. Cependant, la vie sur les champs de bataille lui reste encore totalement inconnue. Il n’a jamais tué personne, et semble bien peu désireux de le faire.

En effet, lors de son arrivée au hameau des Omergues, où le choléra siège en maître, il demeure totalement désœuvré à la vue de nombreux cadavres de femmes, enfants, hommes qui servent de repas aux animaux familiers. Giono nous décrit sa stupéfaction mêlée de dégoût en ces termes : « Il avait froid. Il claquait des dents. Il s'efforçait de se tenir très raide. Il marchait dans du coton; il n'entendait que le ronronnement de ses oreilles, et les maisons, dans l'ardent soleil, lui paraissaient très irréelles. » La mort, la putrescence sont donc autant de nouveautés pour lui, qui le répugnent tout d’abord mais ne l’empêchent pas de s’y plonger ensuite jusqu’au cou lorsqu’il accepte de travailler pour une religieuse afin de nettoyer les morts.

 

Angelo est donc, bien qu’encore novice en matière de mort, peu enclin à la couardise. Il se montre également plein de ressources et de gouaille, aussi, lorsqu’il se retrouve chez Pauline de Théus, parvient-il à dédramatiser la scène qu’il vient lui-même de rendre absurde en affirmant  «Je suis un gentilhomme », en ajoutant «Les brigands n’ont pas de chat» en désignant l’animal qui l’accompagne depuis sa visite des greniers de Manosque. Ainsi, il fait preuve d’une certaine confiance en lui qui lui ouvre les portes de la maison de la Marquise. Enfin, il se montre particulièrement attentionné et dévoué envers elle. Lorsqu’elle devient aussi victime du choléra, il lui procure des soins constants, quasi-médicaux, l’obligeant à se nourrir de polenta sucrée et lui prodiguant des conseils. Il se montre méticuleux en faisant bouillir leurs verres respectifs pour éviter toute contagion chaque fois qu’ils partagent un repas.

 

Ainsi, ce hussard connaît-il donc une vie toute autre que celle que l’armée lui aurait réservé, mais ne cesse cependant de poursuivre sa quête de rallier son ami révolutionnaire Giuseppe…

Inscrivez-vous pour trouver des essaia sur Angelo >