Le Marchand de Masques

par

L’hypocrisie

« Le marchand de masques » est l’occasion pour l’auteur de dénoncer l’hypocrisie qui prévaut dans la société en général et dans les cercles littéraires en particulier. Ces endroits sont de véritables creusets où les rêves des uns et les regrets des autres se fondent en un grand tout où il est difficile pour celui qui, comme Valentin, n’est pas doté d’une solide confiance en soi et de solides repères. Au soleil de cette société, Valentin comprend qu’il n’est rien, ou si peu alors, comme le montre ce passage: « Les gens sourient à Valentin d’un air lointain. Manifestement, il n’intéresse personne. Il se demande ce qu’il est venu faire dans cette foire aux vanités. » Ce monde qu’il fréquente, plus que jamais, lui fait prendre conscience de son infériorité. Dans un univers, où il a besoin d’être rassuré, Valentin ne trouve face à lui que des masques et l’estocade lui est portée par son amante qui le fuit, alors qu’elle professait vis-à-vis de lui un amour sans faille. Pour un être aussi faible que le jeune homme, il n’en faut pas plus pour que le monde bascule et que le jeune homme se suicide. Aussi peut-on pleinement donner raison à Emilienne Carisay quand : «Elle déclare avoir vécu le suicide de Valentin comme un cauchemar et avoue être la seule responsable, ayant refusé de l’épouser ». Une confession qui vaut son poids d’or puisqu’elle démontre que partout l’hypocrisie règne en maître même dans les cœurs les mieux disposés à lui résister. 

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