Le Prince heureux

par

La forme d’un conte

Oscar Wilde est un auteur davantage connu pour ses romans et ses pièces, tels que The Picture of Dorian Gray ou bien The Importance of Being Earnest, que pour son travail sur le conte. Cependant, cette courte histoire présente de nombreux éléments qui rappellent immanquablement un conte moraliste.

Tout d’abord, le titre lui-même présente la structure type de celui du conte : la succession des noms des personnages principaux. Les autres histoires du recueil portent également des noms semblables : Le Rossignol et la Rose, La Remarquable Fusée ou encore Le Géant égoïste.

L’incipit est également révélateur : nous n’avons pas le traditionnel « il était une fois » mais une formule proche de celle-ci : « Au sommet d'une haute colonne, dominant la ville, se dressait la statue du Prince Heureux. ». Ainsi, l’emploi de l’imparfait étant souvent utilisé dans le conte, la manière franche et sans détours d’aborder le thème rappelé par le titre sont bien là des éléments typiques de la structure du conte.

De plus, il faut bien noter l’absence totale de repères temporels et spatiaux. Certes, le lecteur connaît la période de l’année durant laquelle l’histoire se déroule, le début de l’automne et de la migration des oiseaux. Cependant, il reste totalement ignorant de l’année, ou même du siècle, le cadre temporel semblant être un amalgame de diverses époques.

De plus, la situation géographique demeure elle aussi imprécise : il semblerait également que l’auteur s’attache à la conserver floue et incertaine. Le lecteur sait que l’action a lieu quelque part entre l’Europe du Nord et l’Égypte ; cependant, aucun...

Inscrivez-vous pour continuer à lire La forme d’un conte >

Dissertation à propos de Le Prince heureux