Le Prince heureux

par

Le bonheur et l’amour

Nous avons vu que Le Prince Heureux est avant tout un conte, et en cela il défend des valeurs bien définies. Le conte, en effet, n’est que très rarement gratuit, et dépeint en général une succession d’évènements causés par le comportement des personnages, leurs défauts et leur qualités, avant de s’achever sur le paroxysme de la qualité ou du défaut dont il est question.

Ici, Le Prince heureux nous expose la transformation de deux êtres : celle du martinet et celle du Prince. Ce dernier considère finalement sa mort comme utile, puisqu’il est désormais pourvu d’une clairvoyance qu’il ne possédait pas auparavant, lorsqu’il vivait entre les murs du palais de Sans-Souci. Il compare la misère des hommes et des femmes à une merveille, au sens où celle-ci paraît parfois si irréelle qu’elle peut être comparée à toutes les histoires que lui conte le martinet.

La statue du Prince est philosophe : elle accepte sa condition de spectatrice de la misère de sa ville, heureuse dans sa douleur de pouvoir enfin s’en rendre compte, d’être sortie de l’ignorance. Cependant, elle ne regrette qu’une chose : de ne pas pouvoir bouger de son piédestal, de rester impuissante.

Le Prince devenu sage explique au martinet les phénomènes que celui-ci ne connaît pas, tel un parent qui explique à son enfant les faits naturels d’une vie. Lorsque le martinet se sent réchauffé d’avoir aidé la mère du petit garçon malade, le prince explique à l’oiseau que c’est là une conséquence de la réalisation d’une bonne action.

Le Prince est donc déjà transformé au début du conte, et s’attache à transmettre cet enseignement au martinet. Peu sensible...

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Dissertation à propos de Le Prince heureux