Le Prince heureux

par

Le martinet

Petit oiseau migrateur, le martinet, anonyme dans le conte, prend du retard sur la migration de ses congénères pour s’être arrêté en route, entiché d’une certaine demoiselle Roseau dont il trouve la taille admirable. Mais la végétale jeune fille semble trop attachée à sa terre pour le caractère aventureux de l’oiseau, et trop superficielle pour celui-ci : « Elle n'a pas de conversation, et je crains que ce ne soit une coquette car elle ne cesse de minauder avec le vent. »

Le martinet commence donc seul son périple vers l’Égypte, et décide un soir de s’abriter sous une colonne afin de passer la nuit depuis un remarquable point de vue, dans la ville du Prince heureux. C’est alors qu’il rencontre celui-ci, ses larmes détrempant le plumage de l’oiseau. Le martinet veut sans cesse reprendre son périple, effrayé par l’idée de l’hiver approchant, mais la détresse du Prince l’émeut et il accepte une nuit, puis une seconde, puis une troisième, de l’aider dans son entreprise d’amélioration des conditions de vie des citoyens.

Finalement, le martinet solitaire et individualiste découvre petit à petit le sens des responsabilités et des priorités, ainsi que la naissance d’une amitié indéfectible qui le lie peu à peu au Prince.

Lorsque Dieu, à la fin du conte, demande à ses anges de lui apporter les deux éléments les plus précieux de la ville, ceux-ci lui rapportent le cœur de plomb du prince, inébranlable, et le corps du martinet, devenus tous deux symboles de la pérennité de l’amitié et de la bonté.

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