Le Testament

par

Conclusion

François
Villon est peut-être le premier poète d’une lignée précieuse, celle des
« maudits », qui englobe Nerval, Baudelaire, Rimbaud ou Artaud. Il apparaît
comme maudit de par une existence sans répit où il apparaît comme un pourchassé,
victime des institutions sociales. Pourtant, comme tous ses illustres
successeurs, il a affirmé avec une grande vitalité et un humour poétique la Vie
et ses contradictions. Prosateur de génie aux formules courtes et précises, à
la musicalité formidable, il a transformé, comme tous les grands poètes
alchimistes, « la boue en or ». Il a ouvert la voie à une poésie
traitant de sujets jugés vulgaires et parlé à l’intention du peuple. Il a véritablement
vécu sa poésie, et sacrifié sa vie sur l’autel de l’expérimentation d’un
dérèglement tout rimbaldien propre à nourrir son art de façon originale. En
cela, il est un grand pionnier de la poésie française moderne et un poète
éternel, celui qui a su parler, faisant fi des siècles, à tous ces « 
Frères humains » qui après lui ont vécu et vivront, et à ces pairs,
d’une même race libre, qui après lui ont écrit et écriront.

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