Le Voyage de Monsieur Perrichon

par

Daniel Savary et Armand Desroches

Daniel est le gérant d’une société de Paquebots à Lyon, appelée « Les Remorqueurs sur la Seine ». Armand lui, travaille comme banquier, associé de la « Maison Turneps Desroches et Cie ». Ainsi, vu qu’ils sont tous les deux riches, ils seraient tous deux de parfaits prétendants aux yeux de la famille bourgeoise. Les deux amis décident de faire le voyage avec la famille d’Henriette car ils sont tous les deux épris d’elle. Mais ils ne réalisent qu’ils sont dans le même train et ont les mêmes motifs qu’au moment d’embarquer. Plongés dans la même quête, ils décident donc d’entrer dans une rivalité « à l’amiable ».  

 

Entre les deux, Daniel est le plus pacifique, et il considère leur conflit comme une simple «lutte loyale… et amicale ». Armand, quant à lui, possède un esprit de rivalité, et voit donc ainsi cette aventure comme une sorte de concurrence : « Alors, c’est un concours !(…) un tournoi ! » Mais bien qu’ils décident de faire ce combat de façon chaleureuse, les deux hommes n’arrêtent pas de s’affronter cordialement en glissant à l’autre des indices subtils qui démontreraient l’intérêt que lui porterait Henriette: « de Chalon à Lyon, mademoiselle Perrichon m’a regardé trois fois. », «Et moi, quatre ! ».

 

Cependant, à la fin de la pièce, on remarque que Daniel, qui paraissait très innocent, est réellement le plus rusé des prétendants. Au début, lorsque Daniel réalise qu’Armand a de l’avance sur lui (avec le sauvetage de Perrichon), il décide de capituler. Mais soudain, après sa conversation avec Perrichon, il se rend compte que celui-ci est un orgueilleux incapable de reconnaissance et avide d’éloges, et il lui vient donc en tête un autre plan : « j’en ai un puissant (…) je crois réussir». Daniel entreprend alors de gagner l’approbation de Perrichon en faisant de lui un héros, car «les hommes ne s’attachent point à nous en raison des services que nous leur rendons, mais en raison de ceux qu’ils nous rendent ! » Et comme il l’avouera plus tard à Armand, c’est Daniel lui-même qui a simulé sa chute lors de la partie de ski, et lui qui a payé le journal pour qu’il publie un article d’héroïsme sur Perrichon. Et lorsqu’il voit que Perrichon est presque forcé à choisir Armand pour gendre (car les bonnes actions d’Armand se multiplient) il prétend être d’accord avec cela, mais demande à Perrichon la permission de faire un tableau géant de lui avec le Mont-Blanc en fond de toile, flattant l’ego du bourgeois. On remarque donc combien Daniel est sournois comparé à Armand ; mais malheureusement c’est à cause de cette sournoiserie que Perrichon refusera de lui accorder la main de sa fille. 

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