Le Voyage de Monsieur Perrichon

par

Perrichon

C’est le père de famille. Il est considéré comme le plus grand carrossier de France. Il a un ego de bourgeois et une vanité démesurée. Bien qu’il apprécie le fait qu’Armand lui ai sauvé la vie, il déteste se le faire rappeler car cela pique son orgueil et lui donne l’impression d’être une victime : « Il m’a sauvé ! Toujours le même refrain ! ». Il en va même parfois à projeter sa vanité sur Armand pour faire croire aux autres que c’est Armand le vaniteux et pas lui : «il a un ton protecteur… des manières ! Il semble toujours se prévaloir du petit service qu’il m’a rendu ». Et c’est cette fierté qui le met dans des situations difficiles par trois fois dans la pièce. Premièrement face à Armand. Deuxièmement face au Commandant Mathieu qui a corrigé une erreur d’orthographe faite par Perrichon dans le livre des voyageurs (il écrit « mère » au lieu de « mer »). Et troisièmement, lorsqu’il insulte l’un des douaniers.

 

Perrichon est également un homme frugal, sans doute à cause du fait qu’il a lui-même gagné sa vie durement. Tout au long du voyage, il veut s’assurer de noter chaque dépense qu’il fait. C’est ainsi qu’il offre à sa fille Henriette un petit carnet, dans lequel il l’instruit de prendre note de toutes les dépenses qu’ils effectuent : « Dépenses : fiacre, deux francs (…) chemin de fer, cent soixante-douze francs cinq centimes (…) facteur, un franc. » Aussi, pour éviter de payer la douane pour trois montres qu’il avait achetées, il les cache derrière sa cravate.

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Dissertation à propos de Le Voyage de Monsieur Perrichon