Le Voyage de Monsieur Perrichon

par

L’ego du père

L’idée que Perrichon soit un père orgueilleux et égocentrique n’apparait pas à première vue. Mais par la suite on remarque qu’en réalité ce père bourgeois est très vaniteux. En effet, comme le souligne d’ailleurs Daniel, pour le « carrossier le plus indépendant de la carrosserie française » c’est une quête permanente d’approbation et de mise en valeur.

 

Ainsi donc, les actions d’Armand n’ont fait que participer à son rejet car elles allaient à l’encontre de l’ego du bourgeois. Comme le note Daniel, le fait qu’Armand lui ait sauvé la vie rappelle à Perrichon uniquement trois choses : « Primo, qu’il ne sait pas monter à cheval ; secundo, qu’il a eu tort de mettre des éperons, malgré l’avis de sa femme ; tertio, qu’il a fait en public une culbute ridicule ». De plus, le duel que Perrichon devait avoir avec le Commandant aurait été une excellente opportunité de retrouver sa dignité, mais une fois de plus Armand l’en prive en faisant emprisonner le Commandant.

 

En partant de ce constat, on peut donc mieux comprendre la raison pour laquelle Perrichon préfère Daniel comme beau-fils : Armand, c’est le souvenir de ses échecs, de sa faiblesse en tant que grand homme ; alors que Daniel lui rappelle sa bravoure et son courage, et lui donne une fierté sans pareil : « je suis sa joie, son triomphe, son fait d’armes ! Dès que je parais, sa figure s’épanouit, son estomac se gonfle, il lui pousse des plumes de paon dans sa redingote».

Inscrivez-vous pour continuer à lire L’ego du père >

Dissertation à propos de Le Voyage de Monsieur Perrichon