Le Zubial

par

Alexandre Jardin

L’auteur se présente tel qu’il est au moment de la rédaction de l’œuvre, mais également tel qu’il a été à la mort de son père. À l’âge de quinze ans, il a dû voir sa mère se mettre à travailler pour l’élever. Mais surtout, il a perdu sa boussole. Il n’a pas pu construire son identité aux côtés de l’homme qu’avait été son père. Son adolescence a soulevé des questions pour lui qu’il n’a pas pu régler et qui le suivent encore à présent lorsqu’il écrit son œuvre.

L’auteur s’interroge sur la façon de mener sa vie, sur la façon d’être digne de la lignée dont il est issu par son père et son grand-père. Mais aussi, ce roman témoigne de l’amertume d’un adolescent qui idolâtrait son géniteur et qui s’est senti après la mort de celui-ci abandonné dans un monde dont l’exubérance de son père l’avait protégé.

« Papa, pourquoi m’as-tu abandonné ? Pourquoi m’as-tu laissé dans ce monde où les vastes désirs semblent toujours un peu ridicules ? Lui seul croyait en mes folies, lui seul me donnait envie de devenir quelque chose de plus grand que moi. Ce goût de l’infini, et de l’infiniment drôle, m’est resté comme une terrible nostalgie. »

Inscrivez-vous pour trouver des essaia sur Alexandre Jardin >