Le Zubial

par

Les incertitudes du fils

L’auteur met en avant les qualités de Pascal Jardin, et tout ce qui faisait l’originalité de cet homme hors du commun : son tempérament volage, coureur de jupons et pourtant profondément amoureux de sa femme, son impétuosité et son manque total d’hésitation lorsqu’il s’agit de concrétiser ses désirs excentriques et hauts en couleur. En nous montrant la facette la plus avantageuse et la plus drôle de son père, le fils traduit donc un certain malaise vis-à-vis de lui-même, exprimant ses doutes et son courage face à la vie. Il se compare à ce personnage romanesque qu’était Pascal Jardin, se voyant lui-même comme tristement hésitant, bancal. Ainsi, si l’amour qu’il ressent pour Pascal Jardin ne s’est en rien effacé, un manque concernant sa propre personne, sa propre identité, subsiste : « Je me suis alors dit que, si un jour je réussissais à m’aimer comme je t’aimais, il ferait très beau ».

Il évoque avec nostalgie les rôles de tuteur, de directeur de conscience que remplissait son père, l’aiguillonnant sur la bonne voie, le soutenant dans ses choix, tout en prenant conscience de la peur indéfectible qu’il ressent à l’idée, justement, de faire les mauvais. Ainsi, il continue de se demander sans cesse comment asseoir ses décisions. Il raconte de nombreux souvenirs d’enfance, comme pour interroger le lecteur sur une réponse possible aux questions qu’il a pu se poser durant son...

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Dissertation à propos de Le Zubial