Les cinq écus de Bretagne

par

Une nouvelle éducation

Après que son grand-père ait accepté de l’héberger, Guillemette a désormais dû apprendre à vivre différemment, et à prendre soins d’elle-même comme jamais elle ne l’avait fait auparavant. Elle a également fait des découvertes dont certaines ne sont pas déplaisantes « jamais non plus elle n'avait mangé dans une assiette d'argent ouvragé, entre des plats de plus bel étain, aussi beaux, et même peut-être plus, que ceux qui l'avaient toujours impressionnée, dans la grande salle du château ». Mais tous les jours de cette nouvelle vie ne sont pas roses, dans la mesure où certaines personnes se montrent hostiles envers elle. Autre élément de sa nouvelle éducation, et non des moindres, la rigueur. En effet, la jeune fille n’a jusque-là pas eu une éducation décente de femme. Lucasse allait donc s’en charger « Oui, la chance avait été de son côté. Elle en riait encore en pénétrant dans la cour. ‘‘D’où venez-vous’’ […..] De la porte du couloir, Lucasse la considérait avec sévérité. ‘‘ J’étais…allée me promener.

– Seule ?

-Bien…oui’’

Cette attitude de Lucasse est révélatrice de l’éducation rigoureuse qui était celle des femmes à l’époque. En somme, c’est un élément supplémentaire du quotidien des personnes ayant vécu durant le Moyen Âge que rapporte Brisou-Pellen. Mais si cette œuvre fait la part belle aux situations faisant partie du vécu quotidien, elle n’est pas sans contenir une part de suspense.

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