Les faux monnayeurs

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Présentation

Génie des lettres, découvreur de talents, écrivain engagé, André Gide est, plus qu’un auteur et peut-être mieux que tout autre, l’incarnation d’un esprit qui habita les lettres entre la fin du XIXe siècle et la première moitié du XXe siècle. Lorsque ce fils de bonne famille décida de se consacrer à l’écriture, il entendait, disait-il, le faire plus pour la postérité que pour une gloire immédiate. Une ambition qui ne l’empêcha cependant pas de remporter le prix Nobel de littérature en 1947, ni même de marquer durablement ses contemporains. Des Caves du Vatican aux Nourritures terrestres en passant par L’Immoraliste, il dévoile une réflexion sans détours relative à sa conception de la morale et de la recherche du plaisir. Seule de ses œuvres qu’André Gide revendique comme un roman, Les Faux-monnayeurs, publiée en 1925, constitue avant tout une invitation au voyage – voyage au sein d’une création littéraire d’un poids certain où l’auteur expose certes sa vision désabusée de l’humain, mais surtout, ô combien plus inestimable, voyage dans l’esprit d’un créateur. Rarement auteur aura autant invité le lecteur dans le secret du processus créatif. Aussi cette analyse s’attachera-t-elle à comprendre le regard porté par Gide sur l’homme dans son roman et sa conception de la création littéraire.

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Dissertation à propos de Les faux monnayeurs