Les faux monnayeurs

par

La conception Gidienne de l’homme dans « Les faux-monnayeurs »

A-          Le pessimisme vis-à-vis du genre humain

 

L’humain est au centre de l’œuvre gidienne. Objet de son étude, l’homme dans ses passions, ses rêves et ses ambitions est disséqué d’un regard froid et distant qui n’est pas sans évoquer l’Ecclésiaste. Au long des pages, l’auteur se laisse aller à confesser d’un ton mordant son pessimisme marqué vis-à-vis de l’humanité. D’emblée, à travers Édouard, il affirme que « La cruauté, c’est le premier des attributs de Dieu ». Ce qui amène automatiquement à se demander quelle compassion on peut espérer de cet auteur pour des créatures façonnées à l’image d’un créateur cruel. Aucune, comprend-on quand Gide affirme qu’il ne croit ni en l’homme, ni en la société en tant qu’ensemble organisé. Pour lui, « s’il y a quelque chose de plus méprisable que l’homme, et de plus abject, c’est beaucoup d’hommes. Aucun raisonnement ne saurait me convaincre que l’addition d’unités sordides puisse donner un total exquis. » De quoi faire passer Hobbes pour un fervent croyant en la bonne nature de l’homme.

Cependant, il faut noter à sa d

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