Les fourberies de Scapin

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Résumé

Acte I

 

            La pièce se passe à Naples.Octave, fils d’Argante, et Silvestre, son valet, échangent les dernières nouvelles : Argante revient plus tôt que prévu d’un long voyage, avec l’intention de marier son fils à la fille de Géronte. Octave en est accablé, et l’on comprend à ses lamentations qu’il a fait quelque chose allant à l’encontre de la volonté paternelle.

            Scapin, valet fameux pour ses ruses, entre, et Octave lui demande de l’aide. Scapin avoue s’être assagi suite à une affaire qui a mal tourné, mais demande malgré tout à Octave de narrer son histoire. Le jeune homme confie qu’il s’est marié à une certaine Hyacinte, et qu’il a besoin, pour la secourir, d’une somme d’argent assez conséquente.

            La jeune femme accourt. Elle a appris la nouvelle du retour du père de son époux, et demande à Octave quelles sont ses intentions concernant le mariage qu’on veut lui imposer. Octave lui promet fidélité et tous deux persuadent Scapin de les aider à régler l’affaire. Pour commencer, Scapin veut aider Octave à gagner en fermeté pour faire face à son père. Mais Octave fuit lâchement quand celui-ci arrive.

            C’est donc Scapin qui accueille Argante, lequel est déjà au courant du mariage de son fils. Scapin essaie de le tempérer, notamment en lui expliquant que Léandre a fait pire qu’Octave, et le valet invente entre autres choses qu’on a marié Octave à Hyacinte de force. Argante est furieux car à tout ce qu’il dit Scapin résiste. Il met fin à la discussion et sort s’entretenir avec Géronte.

             Scapin demande à Silvestre, tout admiratif de l’esprit de son compère, de jouer un rôle dans le cadre d’un plan qui leur permettra de soutirer de l’argent à Argante.

 

            Acte II

 

            Géronte fait la leçon à Argante : Octave n’aurait jamais agi ainsi s’il avait été mieux éduqué. Argante rétorque qu’il paraîtrait que Léandre a fait bien pire qu’Octave.

            Léandre accourt pour embrasser son père, qui le reçoit froidement et affirme que Scapin lui a dit des choses qui lui ont déplu sur ses activités en son absence. Le jeune homme comprend que Scapin a dévoilé son secret, et il le réprimande en le menaçant de son épée. Attaqué sans comprendre précisément pourquoi, Scapin ne cesse de demander pardon pour des fautes annexes, qui prouvent qu’il passe son temps à jouer des tours à son maître. Léandre finit par expliquer pourquoi il est fâché et Scapin se défend en expliquant qu’il n’a pas vu Géronte depuis son retour.

            On vient annoncer à Léandre que les Égyptiens vont partir avec Zerbinette, la jeune femme qu’il aime, s’ils ne reçoivent pas, dans les deux heures, l’argent demandé. À cette annonce, Léandre change d’attitude à l’égard de Scapin et lui demande mielleusement de l’aide. Scapin finit par accepter cette nouvelle mission : il doit dès lors soutirer cinq cent écus à Géronte et deux cent pistoles à Argante.

            Il va d’abord à la rencontre d’Argante, auquel il fait croire qu’il est allé négocier avec le frère de Hyacinte, qui serait disposé à revenir sur le mariage de sa sœur à condition qu’Argante lui paie ses équipements pour partir à la guerre, qui reviennent à deux cents pistoles. Argante résiste malgré l’habileté de Scapin.

            Silvestre débarque, déguisé en spadassin. Il fait mine d’être le frère de Hyacinte, et d’être particulièrement brutal et impitoyable. Il crie et détruit tout sur la scène. Argante, effrayé, accepte de donner les deux cents pistoles et sort.

            Arrive Géronte. Scapin joue l’accablé et vient lui apprendre que son fils s’est fait enlever par des Turcs, qui demandent une rançon de cinq cent écus. Géronte donne la somme avec difficulté, mais la donne. Scapin, pour autant, n’est pas satisfait : il veut se venger de Géronte, qui a plus tôt menti sur son compte en parlant à Léandre.

            Scapin donne l’argent dont ils ont besoin à Octave et Léandre. Il demande cependant, en échange, à pouvoir jouer un dernier tour à Géronte.

 

            Acte III

 

            Hyacinte et Zerbinette sont réunies et deviennent amies. La seconde rappelle que son mariage avec Léandre n’est pas encore gagné, car elle ignore qui sont ses parents.

Bien que Silvestre essaie de l’en dissuader, Scapin est résolu à humilier Géronte une dernière fois. Il va à sa rencontre et lui raconte que le frère de Hyacinte en a après lui, pensant que c’est sa faute si Argante tient à rompre le mariage. Scapin lui conseille de se cacher dans un sac pour éviter ses représailles, mais il s’agit d’une ruse : une fois Géronte dans le sac, Scapin le passe à tabac, en se faisant passer pour Hyacinte, puis pour un Gascon en colère, puis pour une demi-douzaine de soldats enragés. Géronte, sortant la tête du sac, finit par se rendre compte que c’est Scapin seul qui le frappe ; le valet s’enfuit.

            Zerbinette entre, hilare. Elle narre à Géronte, sans savoir à qui elle s’adresse, la façon dont Scapin lui a soutiré les cinq cents écus. Géronte sort de scène furieux. La jeune femme prend conscience de son erreur, sans penser qu’elle prête à conséquence. Silvestre cependant la réprimande.

            Argante vient quereller Silvestre : il pense qu’il s’est lié à Scapin pour le flouer, mais le valet s’en défend. Géronte vient à son tour et évoque à Argante, qui se plaint de même, les tours que lui a joués Scapin. Géronte ajoute au lot de ses malheurs cet autre : il n’a jamais connu sa fille, et quand il a demandé à ce qu’on la fasse venir de Tarente à Naples, on lui a appris que le vaisseau qui la transportait avait fait naufrage.

            Nérine, la nourrice de Hyacinte, vient voir Géronte, qu’elle nomme par son ancien nom, Pandolphe, qu’il utilisait à Tarente. Alors qu’il lui demande si elle sait où se trouve sa fille, Nérine lui apprend que ce n’est autre que Hyacinte.

            Scapin vient demander des nouvelles à Silvestre, qui lui conseille de faire profil bas, car les deux pères sont résolus à lui nuire. Scapin fuit quand les deux hommes reviennent.

            Géronte, Argante et Hyacinte informent Octave de la bonne nouvelle. Hyacinte demande à ce que Zerbinette puisse rester auprès d’elle, mais Géronte refuse. Léandre accourt et annonce qu’il a découvert que Zerbinette était d’honnête famille. Il en a pour preuve un bracelet… grâce auquel Argante aussitôt reconnaît en Zerbinette, sa fille, volée dans son enfance par des Égyptiens.

            On vient informer la troupe que Scapin est moribond, ayant accidentellement reçu une pierre sur le crâne. Scapin se fait porter sur la scène par deux hommes. En jouant ainsi la comédie, il obtient le pardon des deux pères. 

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