Les fourberies de Scapin

par

Le comique de la pièce

Molière utilise diverses formes de comique pour faire rire son spectateur. Ainsi, comme dans beaucoup de ses comédies, nous retrouvons la présence du comique de répétition, le comique de gestes ou encore le comique de situation.

Le comique de répétition : Ce comique est très employé au début de la pièce, lorsqu’Octave parle avec son valet Sylvestre. En effet, son valet se contente de répéter ses fins de phrases : « Et tu tiens ces nouvelles de mon oncle? - De votre oncle. - À qui mon père les a mandées par une lettre? - Par une lettre. - Et cet oncle, dis-tu, sait toutes nos affaires. -Toutes nos affaires. [...] ». Cette répétition permet de mettre en avant la bêtise du valet, qui manque cruellement de répondant ou alors d'intérêt pour ce que lui dit son maître.

Le comique de gestes : Certaines scènes sont agrémentées de didascalies par l'auteur. Cela lui permet de donner des indices supplémentaires sur la façon dont il visualise la scène. Ici, ces didascalies permettent de faire rire en mettant en place des gestes perçus comme grotesques, ridicules. C'est le cas lorsque Scapin demande à Géronte de l'argent pour sauver son fils. Géronte est pingre, et donner cinq cents écus lui arrache le cœur. Cela donne des scènes comiques où son cœur combat son caractère naturel, combat visible de l'extérieur : « Géronte, remet la bourse dans sa poche, et s'en va. -Va, va vite requérir mon fils. Scapin, allant après lui. - Holà, Monsieur. […] Où est donc cet argent? Géronte - Ne te l'ai-je pas donné? […] Ah, c'est la douleur qui me trouble l'esprit. », « Il lui présente sa bourse, qu'il ne laisse pourtant pas...

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Dissertation à propos de Les fourberies de Scapin