Les villes invisibles

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Résumé

Le roman « les villes invisibles » ou plutôt « Le città invisibili » comme  titre original, est un roman utopique écrit par l'auteur Italo Calvino, l'un des plus grands écrivains, théoriciens et philosophes italiens du vingtième siècle, il s’est imposé parmi l’élite de sa génération et s’est spécialisé dans l’anthropologie, science relative à l’étude de l’être humain. Italo Calvino est né le 15 octobre 1923 et est décédé le 19 septembre 1985, suite à une hémorragie cérébrale à l'âge de 62 ans.

Italo Calvino choisit, comme principaux acteurs dans son célèbre ouvrage  imaginaire « les villes invisibles », le célèbre marchand vénitien Marco polo et l’empereur de Chine Kublai khan et fondateur de la dynastie Yuan. Marco Polo réside dans la cour du grand empereur durant des années, il devient son serviteur et malgré ceci, une certaine complicité naît entre les deux hommes et leur permet d’entamer un long dialogue, l’objet de ce livre.

Le roman « les villes invisibles » s’agit au premier abord d’une signification ou d’une vision constructive de l’auteur sur la vie des hommes en société et aussi par rapport à  leur entourage. Dans ce livre divisé en trois parties fondamentales illustrées par des dialogues mystérieux et judicieux entre Marco polo, un célèbre marchand vénitien et son employeur, l’empereur Kublai Khan. Chaque partie découle d’un ensemble d’interrogations et de débats entre les deux interlocuteurs cherchant ainsi à remédier à la déchéance du monde, mais ils constatent d’une manière éphémère que cela est impossible. Ils essayent alors d’autres façons pour mieux comprendre le monde des hommes et leur mode de vie tout en respectant leurs rites et religions .

Italo Calvino adopte un dialogue inédit et spectaculaire entre le marchand vénitien Marco polo et son employeur l'empereur Kublai Khan dans lequel les deux interlocuteurs échangent d'innombrables interrogations et critiques sur le monde pendant la description détaillée et impressionnante  que fait le marchand vénitien  à l’empereur Khan. Notre auteur attribue à chaque ville un nom féminin. Ce nombre de villes utopique est de cinquante-cinq villes, et chacune d’elle cache une véritable vertu et une sagesse. Le narrateur essaie de passer plusieurs messages obscurs à ses lecteurs tout en laissant à chacun d’eux le droit d’avoir recours à son imagination.

L'auteur répartit, dans son roman « les villes invisibles » d'une manière structurale et subtile en onze sections dont chacune d'elle comprend cinq villes. Voici la liste de ces onze sections : « Les villes et la mémoire », « Les villes et le désir », « Les villes et les signes », « Les villes effilées », « Les villes et les échanges », « Les villes et le regard », « Les villes et le nom », « Les villes et les morts », « Les villes et le ciel », « Les villes continues », « Les villes cachées ». Il s'est inspiré des préoccupations de l'homme dans la vie et ses désirs, ses avidités, ses envies dans la vie, ses ambitions et ses amours propres, ses peurs et ses souvenirs pour ainsi choisir les noms des chaque ville. Ce qui fait que la description pour l'auteur est une expression symbolique de la vie humaine ainsi que la relation de l'homme avec la société. Il y'a une ville selon Italo Calvo qui se présente distinctement selon l'approche de chaque homme, un homme du désert la voit comme un navire : au moyen d'elle il peut se sauver de la chaleur ardente. Cependant un matelot l’aperçoit comme un cheval. Ou bien une autre ville  dont son aspect varie et se modifie selon l'humeur de ceux qui la contemplent et l’observent.

Les dialogues mystérieux avec une allure philosophique continuent entre Marco Polo et son employeur l'empereur khan, cherchant pour le second un modèle de ville afin de dominer efficacement son empire tandis que le premier adopte une vision différente sachant que chaque ville est unique et reste assez difficile à choisir comme un modèle pour une autre. Deux visions différentes manifestées par deux personnages distincts. L’empereur jette un regard extérieur sur l'ensemble des villes tandis que Marco polo a une vision anthropologique de la société. Khan s'intéresse à l'ensemble du château tandis que Marco s'intéresse aux briques qui le construisent.

Ainsi la vision du monde selon Italo Calvino dans son ouvrage « les villes invisibles » se place entre l’utopie et la dystopie, il s’agit d’une démarche novatrice et positive de la ville et du monde ainsi que le rapport perpétuel et important entre l’homme, soumis à ses désirs, et tout son entourage.

Ce livre donne plusieurs sensations aux lecteurs en parcourant ses différents chapitres, l’auteur utilise deux personnages extrêmes, un empereur et un marchand qui le sert, c’est une façon intelligente pour dire que malgré les différences sociales, les hommes restent toujours égaux.

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