Lorenzaccio

par

Le duc Alexandre de Médicis

Désigné par le Pape et issu lui-même de la dynastie Médicis, Alexandre se voit confier les commandes de la ville de Florence afin d’empêcher toute tentative d’insurrection des prorépublicains désireux de retrouver le régime moins arbitraire qu’ils avaient tenté de mettre en place. Le Duc, en bon tyran, règne donc sur la ville italienne d’une main de fer, imposant l’emprise de l’Église catholique et la parole du Pape et de Charles Quint sur les habitants. Il est donc présenté comme un monarque irrespectueux de son peuple, autoritaire et cruel, et Lorenzo décide, en libérateur et tenté par le pouvoir, de le supprimer, conformément aux faits historiques.

S’il accepte avec reconnaissance le rôle d’entremetteur que joue Lorenzo auprès de lui, il n’en demeure pas moins ingrat et méprisant. Il est persuadé que Lorenzo ne sera jamais pour lui plus qu’un suivant, une personne de plus à sa cour, et nie en bloc auprès de ses proches l’influence que celui-ci a sur son esprit. Il le voit comme un lâche, le surnomme Lorenzetta, et l’imagine davantage comme habile à manier les mots que l’épée. Devant le cardinal Cibo et sire Maurice, il redouble d’adjectifs dépréciatifs à l’encontre de son cousin, le qualifiant de « fieffé poltron », de « femmelette » et autres épithètes peu mélioratifs. La confiance qu’il lui accorde n’est qu’un sentiment de supériorité, qui se voit confirmé aux yeux du Duc lorsque Lorenzo s’évanouit à la vue d’une épée qu’on tire devant ses yeux.

Le Duc est donc présenté, dans toute sa tyrannie et sa soif de pouvoir, comme un homme trop imbu de lui-même et usant de sa supériorité, qui pourtant l’aveugle et l’affaiblit, dissimulant la vérité à ses regards et le livrant tout droit au piège tendu par...

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Dissertation à propos de Lorenzaccio