Lucrèce Borgia

par

Gennaro

C’est un des compagnons de « latroupe de Venise ». La description que le texte en fait relève de l’élogeet met en valeur sa bravoure, son courage et son audace en tant que chevalier.À plusieurs reprises on fait référence à lui comme à un « capitaine aventurier », qui se bat « comme un lion ».

Gennaro a une motivation bienpersonnelle, grâce à laquelle il réussit à sortir victorieux de tous sescombats : c’est la quête de sa mère. En effet, d’après l’histoire deses origines (qu’il relate avec tant de confiance à Lucrèce Borgia sansréellement savoir qui elle est), Gennaro fut abandonné à la naissance par sesparents, et recueilli par un pêcheur. Personne (ni lui-même) ne connaît savéritable famille : « C’est uncapitaine aventurier, un brave, sans père ni mère, un homme dont on ne connaîtpas les bouts. »

Lorsque Gennaro entre en contactavec sa mère pour la première fois (au travers de lettres), son cœur est changéet dès lors, il se donne pour mission d’aller à sa recherche. Les lettres qu’ilreçoit d’elle lui donne l’impression qu’elle est une femme pure, douce, et tendre :« ma mère que je rêvais bonne,douce, tendre […] ! Ma mère, que j’adorais de toutes les forces de monâme ! Cette lettre m’apprit, sans me dire aucun nom, que j’étais noble etde grande race ». Il l’idéalise donc, et laisse s’accroître en lui cedésir de la retrouver un jour. Ironiquement, il vante même les mérites de samère aux yeux de Lucrèce, ne sachant pas ce que lui a réservé le destin : « ma mère n’est pas une femmecomme vous, madame Lucrèce ! […] je ne l’aimerais pas comme je l’aime sielle n’était pas digne de moi ».

Malheureusement pour le lecteur, onne peut savoir quelle est sa réaction lorsqu’il découvre que cette mère qu’ilrévérait tant n’est autre que l’impitoyable Lucrèce Borgia. En clôturant sapièce sur ce ton dramatique, l’auteur nous laisse libre d’imaginer ce queGennaro aurait pu ressentir quelques minutes avant de périr du poison desBorgia. 

Inscrivez-vous pour trouver des essaia sur Gennaro >