Madame Hermet

par

Le narrateur

Il visite un asilepsychiatrique et rencontre Madame Hermet. Il voit la femme puis il estl’interlocuteur de son médecin qui lui raconte toute l’histoire. On ressenttoute la fascination qu’il a pour la folie dès le début de la nouvelle. Il voitles fous comme des habitants d’un monde différent du reste de l’humanité. Lafolie, selon le narrateur, permet de laisser de côté toute raison ou toute logiquepour se concentrer sur le monde parallèle où vivent les fous, dont l’espritfinalement est libre, libéré de toutes les barrières dont l’auteur parle. Ilexprime ainsi une manière d’être heureux et affirme que ces fous, par leurimaginaire, leur liberté sans limites sont heureux, peut-être bien plus que lesautres hommes qui ne sont pas fous. Leurs idées ne sont pas « enchaînéespar la raison ».

Les fous sont donc desêtres différents et fascinants selon le narrateur, qui lui-même n’est pas foumais porte un vif intérêt à la démence. Il estime que cette démence devraitêtre analysée et non rejetée ou mal vue. Le narrateur, dans ce monde qui luiest inconnu, subit une sorte de vertige, évoquant des crevasses et des hauteursdéfiant toute logique, que l’homme sain d’esprit ne peut réellement imaginer, nepouvant donc savoir d’où vient cet imaginaire sans limites, sans obstacle etainsi sans réalité qui fait des fous ce qu’ils sont, évoqués comme un« torrent inconnu ».

Le narrateur enfin restepessimiste car conscient de l’image négative des fous, et de leur caractèreétranger au monde réel, qu’ils ne côtoient plus du tout. Ainsi il regrette quela société traite ces aliénés comme des êtres dénués d’humanité.

Pour être accepté de madameHermet, le narrateur est présenté par le médecin comme un très bon médecin prêtà soigner la femme : « C’est aussi un médecin, qui vous soigneraencore bien mieux que moi. »

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