Matin Brun

par

La lâcheté des hommes

Face à un régime politique autocrate, il faut se battre jusqu’à la fin. Ceci était la mentalité de Pavloff et la raison qui le motiva à dénoncer l’incapacité de la société à s’opposer à l’établissement du régime fasciste. Pavloff accuse la lassitude des hommes qui n’ont fait preuve d’aucune fermeté dans leur opposition contre la dictature hitlérienne. Si l’on s’en tient au comportement du narrateur et de Charlie par exemple, on remarque que dès le départ tous deux adoptent une attitude d’observateurs face à la situation qui se déroule. Notons qu’ils sont très bien informés des règles et lois imposées, mais ils ne prennent pas position comme si le problème n’était pas le leur. La preuve en est qu’au début de la nouvelle, ils sont tous les deux allongés sur l’herbe, relaxés, discutant de la manière dont ils ont perdu leurs chien et chat noir et blanc sans toutefois chercher à trouver une solution. De leur part, on ne ressent point d’urgence de se battre pour leur indépendance, de faire valoir leurs droits en s’opposant au régime. Charlie est le premier à déclarer son désintérêt total dans toute sorte de révolte : « Faut pas pousser, disait Charlie, tu comprends, la nation n'a rien à y gagner à accepter qu'on détourne la loi… ». A ce stade, le narrateur est le seul à démontrer une sorte de dégout et d’agacement face à l’Etat Brun, il perd également espoir dans cette lutte : « Résister davantage, mais comment ?...Les autres aussi baissent les bras pour être un peu tranquilles, non ? » et finit par se faire une raison d’accepter, comme le gouvernement brun l’avait ordonné, que les...

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Dissertation à propos de Matin Brun