Matin Brun

par

Présentation des personnages

Les personnages de la nouvelle sont le narrateur et son ami, Charlie. Le narrateur utilise constamment le pronom personnel « on », pour indiquer son union à Charlie non seulement en tant qu’amis, mais aussi en tant que victimes de cette situation tragique qui affecte toute leur société qui est la prise de pouvoir par l’Etat Brun. Etant donné que ces deux personnages sont liés par amitié, et que leurs caractères ne sont pas individuellement étudiés dans la nouvelle ; examinons plutôt l’évolution de leur amitié avec la progression de l’histoire.

Au début, le narrateur et Charlie sont très complices : ils passent beaucoup de temps ensemble, se réjouissent de la compagnie l’un de l’autre et discutent de tout et de rien. Entre eux, le silence est d’or : « on ne parlait pas vraiment avec Charlie, on échangeait des pensées qui nous couraient dans la tête, sans bien faire attention à ce que l'autre racontait de son côté. ». On remarque que les deux amis avaient établi un certain confort et une intimité admirable, non seulement car même dans leur silence ils se comprenaient : «on ne parlait pas vraiment avec Charlie », mais aussi ils avaient atteint un certain niveau de liberté et de relâchement qu’en la présence l’un de l’autre comme en témoigne cette phrase : « Les jambes allongées au soleil ».

Avec l’arrivée au pouvoir du régime politique Brun et la mise en place des mesures drastiques, le narrateur et Charlie commencent à développer une certaine méfiance – face au pouvoir – qui dès lors, crée une sorte de distance entre les deux. Ils se voient moins et ne se parlent plus aussi fréquemment et librement qu’auparavant. Devant chaque mot ils doivent ajouter l’adjectif « brun(e) » pour éviter de violer la loi et, bien qu’ils essaient de maintenir leurs habitudes (leur jeu de belote par exemple), rien ne semble plus aussi naturel qu’avant et leur communication se détériore peu à peu : « On n'avait plus grand-chose à se dire, on s'était quittés mais avec une drôle d'impression. Comme si on ne s'était pas tout dit. Pas trop à l'aise ».

Enfin, l’histoire vient à son paroxysme lorsque Charlie se fait arrêter. Premièrement, le narrateur panique car il a peur pour son ami mais peu de temps après, lui-même se rend compte que de toute façon son destin pourrait être identique, alors à quoi bon s’inquiéter ? A ce stage, il commence à faire preuve d’indifférence : « Je ne sais pas où ils ont amené Charlie. ». On se rend donc compte que le régime politique brun a négativement affecté l’amitié qui existait entre ces deux amis. Charlie et le narrateur sont passés de meilleurs amis/confrères à étrangers absolus.

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