Matin Brun

par

Un style d’écriture enfantin

Dans Matin Brun, Pavloff utilise un style d’écriture plutôt puéril et se sert des registres familier et courant. La syntaxe des phrases est légère : «Il n’est pas beau, celui-ci? », « Puis on avait allumé la télé », et les expressions sont presque vulgaires : « bah, mon vieux », ou encore « Mince alors ! ». A première vue, d’après la manière dont le texte est rédigé (et aussi à cause de l’usage des animaux, chats et chiens comme métaphore), on pourrait croire que le narrateur est un enfant et Charlie, son ami, serait également du même âge. Mais les mentions de « jeu de belote » et de « packs de bière » nous font réaliser qu’ils sont en fait des adultes. Ainsi donc, quelles seraient les motivations de Pavloff pour faire usage d’un style d’écriture aussi immature dans une nouvelle aussi importante qui aborde des problèmes d’adultes?

Premièrement, on peut citer comme motivation, la nécessité de compréhension du texte. En effet, le texte est beaucoup plus intelligible car le niveau linguistique est rabaissé et plus de personnes comprennent le langage familier comparé au langage courant. Ceci permet donc à Pavloff de rendre sa nouvelle accessible au plus grand nombre de lecteurs et mieux encore, à toutes les classes sociales. Dans un second temps, la légèreté du style utilisé par Pavloff pourrait renvoyer à la légèreté avec laquelle ce problème de domination du régime fasciste est appréhendé et ceci nous renvoie au thème mentionné dans le paragraphe précédent ; la lassitude des hommes. Pavloff aurait donné à Charlie et au narrateur une attitude désintéressée face à...

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Dissertation à propos de Matin Brun