Moderato Cantabile

par

Résumé

Marguerite Duras est une des figures emblématiques du Nouveau Roman, qu’Alain Robbe-Grillet théorise en 1964 : le roman, sous sa forme classique, selon lui, n’a plus de raison d’être ; l’intrigue, la psychologie, ou même les personnages ne sont plus nécessaires. Le Nouveau Roman veut faire éclater les conventions romanesques, les mettre à jour. Il en reste une littérature certes intéressante mais généralement sèche, dont Moderato Cantabile est l’un des plus beaux exemples.

Ce roman de Marguerite Duras, publié, en 1958, s’ouvre sur une leçon de piano. Dès le départ, on nous laisse entendre la signification du titre de l’œuvre : c’est une indication musicale qui signifie « modéré et chantant ». Trois personnages sont présents. D’abord, la professeure de piano, ensuite, Anne Desbaresdes, la mère de l’enfant qui reçoit la leçon. Enfin, l’enfant. La professeure est très agacée par l’enfant qui met beaucoup de mauvaise volonté à faire les exercices. L’enfant préfère, au lieu de répondre aux interrogations, regarder par la fenêtre : il voit la mer, les bateaux qui y passent, le coucher de soleil. Sa mère n’est guère plus attentive et essaie vaguement de le réprimander. On comprend qu’elle ne tient pas particulièrement à ce qu’il apprenne le piano et qu’elle fait cela comme un « devoir bourgeois ». Tout à coup, on entend des cris par la fenêtre ; la mère et l’enfant sont intrigués mais pas la professeure. La leçon se termine, la mère et l’enfant ont tout le temps qu’il faut pour aller voir ce qui s’est passé. Une femme a été tuée dans un café, par quelqu’un qui est manifestement son mari. Le mari,...

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Dissertation à propos de Moderato Cantabile