Moderato Cantabile

par

L’amour maternel

A- L’amour maternel comme faiblesse

Anne Desbaresdes est la mère d’un jeune garçon auquel elle voue un amour véritable. Seule touche de couleur dans son ordinaire gris et terne, elle prend du plaisir à le regarder grandir. Cependant, cet amour constituera bien vite sa faiblesse et elle laissera le garçon libre de s’adonner à ses caprices. « Si vous saviez tout le bonheur qu’on leur veut, comme si c’était possible. Peut-être vaudrait-il mieux parfois que l’on nous en sépare. Je n’arrive pas à me faire une raison de cet enfant. » avoue-t-elle. Cette attitude dessert ce dernier qui est talentueux et qui avec un peu d’application pourrait parvenir à développer ce don. L’amour maternel apparaît donc dans l’œuvre comme une des qualités du personnage principal, mais il est caractérisé par un laisser-aller dont on peut se demander s’il est objectivement ce qu’il faut pour un jeune garçon, même si celui-ci rend son amour à sa mère. Comme le penchant d’Anne pour l’alcool, cet amour est quelque peu décrié. Mais, forte de ses convictions, la jeune femme reste de marbre. Le garçon lui en sait gré puisqu’il conserve précieusement le secret des promenades qu’il effectue avec sa mère, promenades qui n’ont d’autres buts que de permettre à Anne de retrouver Chauvin et le cocon de leurs longues conversations.

B- L’amour maternel comme exutoire

À la question de savoir pourquoi Anne aime autant son enfant, on serait tenté de répondre qu’outre le fait qu’il soit le fruit de ses entrailles, l’enfant est un personnage attachant. En outre, cette affection sert d’exutoire à Anne enfermée dans un monde quelque peu artificiel. Elle...

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Dissertation à propos de Moderato Cantabile