Mon bel oranger

par

L’enfance dans un cadre social défavorisé

Zézé est issu d’une famille brésilienne très pauvre. Son père ne travaille plus et sa mère est employée dans une fabrique. Cette pauvreté va se traduire par une obsession de l’argent, manifestant ainsi une insensibilité totale et une indifférence envers son fils. Les efforts faits par Zézé pour échapper à ce milieu se retournent contre lui et l’obligent à se réfugier dans le monde imaginaire qu’il a créé, tel un exutoire à son infernal quotidien. La pauvreté de ce milieu ne favorise pas les relations qu’il entretient avec son père (au chapitre 4 de la seconde partie, le garçon reçoit une correction affreuse, uniquement car son père est irrité d’entendre son fils chantonner un air de tango). Ainsi, tout ce qui semble sortir du contexte de l’argent est banni dans ce monde où la pauvreté et l’imagination sont incompatibles.

L’enfance dans un tel cadre ne peut jamais s’épanouir pleinement. Zézé, comme tous les enfants, a besoin de vivre son enfance. Cependant il est confronté à la dure réalité d’une vie qui le pousse à grandir trop vite. Alors, il s’enferme dans son monde imaginaire. Lorsqu’il sort de son mutisme après une longue période de traumatisme suivant la triple correction reçue respectivement de son père, son frère Totoca et sa sœur Jandira, il trouve Portugâ qui l’aide à surmonter ses souffrances. Finalement, la mort prend ce dernier et il découvre la vie dans ce qu’elle a de plus injuste. Il résume en une synthèse émouvante son malheur et sa condition sociale : « Je sais que c’est affreux pour papa de ne pas trouver de travail parce qu’il est trop vieux. Je sais que ça doit le rendre très malheureux. Maman...

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