Mort à crédit

par

Le cadre parisien et le langage Célinien

Ce roman permet aussi à Céline d'évoquer tous ses souvenirs dans la ville qui l'a vu grandir, qu'il verra ensuite tomber lui-même durant la guerre, Paris. Il y vit, et décrit donc la capitale française, à l'époque où le début du siècle, début de l'ère moderne voit affluer le monde des campagnes vers les usines, les manufactures, mais aussi le début de l'automobile, des machines, du commerce qui change et l'on y découvre une ville, ses habitants, les habitudes mais aussi un langage propre aux parisiens, le célèbre argot soutenu et enrichi par l'écriture quasi orale de Céline, mêlant la poésie, la réflexion profonde, au parler populaire, les mots grossiers et crus, pour mieux porter sa propre vision du monde, dans le texte ( '' RÉ !.. fa !... sol dièze !... mi !... Merde ! '' Où il mêle des notions musicales, et un juron)

Il décrira la période et les lieux, tels que l'on les lui a présentés, avant sa naissance remontant au début des années 1890, '' C'est sur ce quai-là, au 18, que mes bons parents firent de bien tristes affaires pendant l'hiver 92, ça nous remet loin. C’était un magasin de "Modes, fleurs et plumes". Y avait en tout comme modèles que trois chapeaux, dans une seule vitrine, on me l'a souvent raconté. La Seine a gelé cette année-là. Je suis né en mai. C'est moi le printemps. '', Dira-t-il, de ce mai 1893 où il naquit.

Ce langage cru n'épargne personne, pas même ses propres parents, il dira de sa mère des choses dures, par rapport à sa conception de l'éducation, ses vaines tentatives pour essayer de redresser la barre, qu'elle avait lâchée il y avait bien trop longtemps, pour tenter de rattraper le manque de...

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