Odette Toulemonde

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Odette Toulemonde

OdetteToulemonde est l’exemple typique de la femme qui « n’a rien pour êtreheureuse », mais qui cependant se satisfait pleinement de la vie qu’ellemène. Âgée d’une quarantaine d’années, elle poursuit une existence simple etsereine dans la petite ville de Charleroi, située dans la province belge deHainaut. Laborieuse et assidue, elle travaille jour et nuit, comme vendeuse dumatin au soir, et comme plumassière du soir au matin. Cette profession nocturneconsiste à retravailler et rendre les plumes propres à la vente. Odette,combattive et méticuleuse, ne se laisse donc que peu de temps de repos, maisaccepte sa condition avec le sourire.

Ledécès d’Antoine, son mari, l’a laissée seule avec ses deux enfants, l’obligeantà mener un tel rythme de vie. Cependant, elle ne ressent ni sentimentd’abandon, ni rancœur, ni désespoir face à cette perte. En effet, ses lecturesnombreuses et sa passion pour l’écrivain Balthazar Balsan ainsi que JoséphineBaker lui permettent d’accepter les épreuves de sa vie avec humanité etphilosophie.

Cetétat d’esprit serein lui permet de subvenir à ses besoins dans la paix et laquiétude, et de s’occuper de ses enfants. L’un, Rudy, est homosexuel, et faitpreuve d’un caractère souvent enjoué et rieur, tandis que sa sœur Sue-Helen semontre bien souvent peu réceptive à toute manifestation ou expression de joie.Ainsi, malgré son veuvage, Odette est heureuse de pouvoir s’occuper de sa famille,malgré la pénibilité de ses travaux. Bien évidemment, ce double emploi ne luipermet pas de vivre une vie de luxe et d’excès, sa condition sociale reste trèsmodeste, ainsi que la manière dont elle vit. Cependant, à l’image de sonressenti face au décès d’Antoine, elle considère cette modestie financière avecune humanité égale. Elle utilise les transports en commun pour se déplacer, etn’a aucune honte à paraître en société au milieu des bourgeoises de Bruxelles,car elle ne porte sur elles aucun jugement négatif. Elle se contente de voirles être tels qu’ils sont, sans nourrir les a priori qui si souvent entachentles bonnes relations. Ainsi, « Ellevivait en bonne intelligence avec des êtres qui se définissaient à l’inversed’elle car elle ne les jugeait pas ». C’est donc en étant elle-mêmeagréable avec autrui, en ne se laissant pas influencer par les ragots et lesnon-dits, en distribuant amour et tendresse autour d’elle, que ce contagieuxbonheur fait d’elle une femme épanouie et heureuse.

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