Paul et Virginie

par

Les deux mères

Madame de laTour : mère de Virginie.

Marguerite : mère de Paul.

Dans le récit, ces deux personnes sont toujoursprésentées par le pronom personnel « elle ». Par cette référencecommune, l’auteur veut attirer l’attention sur l’unité de ces femmes, et lechoix même d’une destinée commune, malgré leurs passés différents.

Marguerite est une campagnarde déchue et humiliée par lenotable dont elle porte l’enfant (Paul), et Madame de la Tour est la veuve d’undémocrate libertin. Les deux femmes partagent un désir commun de s’enfuir de lamétropole et de se réfugier à la campagne où elles espèrent trouver la paix.Leurs destinées se lient (plus solidement qu’elles ne le pensaient) le jour oùelles se rencontrent et décident de devenir amies. Suivant fidèlement une voiesimilaire, leurs deux enfants respectifs, Paul et Virginie, développent unamour éternel l’un envers l’autre, initialement basé sur une solide amitié.

Les deux femmes ne font qu’une et agissent toujoursensemble, avec un contrôle complet sur les choses. Leurs actions concordent,elles sont en parfaite harmonie comme si elles étaient destinées à devenir dedouces amies : « compagne… etsœur ». Aussi, ces deux femmes partagent la même solitude et vivent àl’écart de la société. Comme l’indique le texte, elles « se rendaient rarement en ville ».La vie simple qu’elles mènent leur suffit. Même leur habillement renvoie àl’humilité : « vêtues de grossetoile bleue du Bengale comme des esclaves ». Leur bonheur n’est pasfondé sur les richesses (qu’elles ne possèdent pas) mais plutôt sur lareligion. Leur foi en Dieu les aide à établir leurs valeurs, leurs principes devie et leur morale ; elles apprennent à gagner leur pain quotidien àpartir de leurs propres efforts.

 C’est dans cestyle de vie modeste que Marguerite et madame de la Tour décident d’éduquerleurs deux enfants.

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