Paul et Virginie

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Résumé

Le récit commencepar la description du Port-Louis de l’Isle-de-France – c’est-à-dire l’îleMaurice – et de ses alentours. Un homme qui a pour habitude de se promener auxenvirons de deux cabanes abandonnées y rencontre un jour un vieux prêtre.L’homme lui demande si les cabanes sont habitées, ce dernier lui répondqu’autrefois y vivaient deux familles qui avaient trouvé le bonheur, et que lui-même,qui vivait non loin, était leur ami. L’homme demande ensuite au prêtre de luiraconter l’histoire de ces familles, et le vieillard s’exécute.

En 1726, M. de laTour et sa femme alors enceinte viennent s’installer sur l’île pour y fairefortune. L’homme part pour Madagascar dans l’espoir d’y acheter quelques Noirs,mais il tombe malade et meurt de fièvre. Sa femme se retrouve veuve et enceintesans aucun biens, hormis une esclave du nom de Marie. Non loin de là vitMarguerite, une jeune femme venue de Bretagne après avoir été abandonnée par sonfutur mari. Marguerite et son fils Paul vivent en compagnie de leur esclave Domingue.Les deux femmes, qui se retrouvent dans une situation similaire, deviennent amieset partagent leurs terres qu’elles cultivent avec l’aide de leurs esclaves.

Peu de temps aprèsleur rencontre Mme de la Tour accouche d’une petite fille qu’elle nommeVirginie. Les deux mères élèvent leurs enfants ensemble comme des frère et sœur :« chacune de nous aura deux enfants, et chacun de nos enfants aura deuxmères. ». Plus ils grandissent, plus ils deviennent proches ; le prêtedit même : « Quand on en rencontrait un quelque part, on était sûrque l’autre n’était pas loin ». Virginie se charge de préparer les repastandis que Paul cultive la terre avec Domingue. Leur enfance n’est que joie,tendresse, amusement et religion.

En 1738 Mme de laTour reçoit des nouvelles de sa vieille tante riche et dévote qui, depuis onzeans, refusait de lui répondre. Cette parente lui fait savoir qu’elle pense quesa nièce mérite tout ce qui lui est arrivée pour avoir épousé un aventurier, etqu’elle peut bien faire fortune là où elle est si elle n’est pas paresseuse.

Un dimanche matin,alors que leurs mères sont à l’église, Virginie et Paul font la connaissanced’une esclave en fuite. Virginie lui donne à manger et décide de la ramenerchez son maître, espérant qu’il lui accordera son pardon pour avoir fui. Toustrois partent pour la propriété de l’homme, qui accepte de pardonner sonesclave, non pour l’amour de Dieu mais pour l’amour de Virginie. La jeune filleeffrayée s’enfuit en courant suivie de Paul. Tous deux se perdent en forêtalors que la nuit tombe. Domingue accompagné de leur chien Fidèle les retrouve.Alors qu’ils s’apprêtent à repartir un groupe de Noirs apparaît. En guise deremerciements pour leur geste envers leur amie noire, ils décident de porterPaul et Virginie jusqu’à leurs cases sur un brancard.

Suite à cet épisodeles journées se déroulent toutes de la même façon : les dimanches à lamesse, les repas partagés tous ensemble, les pantomimes auxquelles s’adonnentles deux jeunes gens en compagnie de leur voisin le narrateur. Celui-ci évoqueensuite les sentiments qu’éprouve Virginie pour son frère : lorsqu’elleest fatiguée, la vue de Paul la repose ; lorsqu’elle l’approche, tous sessens sont en ébullition ; lorsqu’elle le touche, tout son corps frémit deplaisir ; depuis un certain temps, à la vue de Paul, elle se sent prised’un mal inconnu.

Lors d’une nuit dedécembre, Virginie, sentant son mal s’accroître, décide de sortir pour aller àla fontaine. Elle se remémore tous ses souvenirs passés avec Paul et elle estsoudain prise d’une terrible tristesse. Elle court se réfugier dans les bras desa mère, qui lui dit de se tourner vers Dieu. Mme de la Tour et Margueriteprennent conscience au fil des jours des sentiments qu’éprouvent leurs enfantsl’un pour l’autre. Après une terrible tempête, toutes deux en viennent à parlerde les marier. Mme de la Tour pense qu’elle doit d’abord envoyer Paul en Inde pourqu’il y achète des esclaves qui les aideraient  à cultiver la terre et à subvenir à leursbesoins. Paul cependant refuse la proposition car il ne veut pas laisser safamille étant donné le mal-être dont est victime Virginie.

Un bateau venu deFrance apporte à Mme de la Tour une lettre de sa tante ; ayant survécu àune grave maladie elle souhaite que Mme de la Tour vienne la rejoindre. Mais sicela n’est pas possible, elle désire du moins que Virginie vienne seule afin delui donner une éducation et de lui faire don de tous ses biens. Le lendemain legouverneur, M. de la Bourdonnais, vient leur rendre visite et leur annonce quela tante de Mme de la Tour lui a demandé d’user de son autorité pour fairevenir Virginie auprès d’elle. Le gouverneur offre à Mme de la Tour et à safille un sac rempli de piastres pour leur permettre de retourner en France. Mmede la Tour refuse d’y retourner mais accepte d’y envoyer sa fille à bord duprochain vaisseau en partance. Virginie s’y refuse. Le soir même Virginie et samère reçoivent la visite d’un ecclésiastique missionnaire envoyé par legouverneur de l’île. L’homme d’église explique que Dieu veut que Virginie partepour la France. Virginie impressionnée finit par accepter.

Un soir, après lerepas, Virginie et Paul sortent pour discuter. Paul supplie Virginie d’accepterqu’il l’accompagne lors de son voyage. Mais leurs mères ayant entendu ladiscussion refusent cette idée. Paul se met en colère contre les deux femmes. Lamère de Virginie change alors d’avis et refuse que sa fille parte. Paul part ensuitepasser la nuit chez leur voisin pour que tout le monde retrouve son calme. Lelendemain matin de retour aux cabanes il apprend que Virginie est partie àl’aube pour la France.

Les jours suivant ledépart de Virginie, Paul est noyé de chagrin ; chaque objet, chaque lieului rappellent sa sœur. Il décide d’apprendre à lire et à écrire avec l’aide duvoisin pour entretenir une correspondance avec Virginie.

Un an et demi aprèsle départ de Virginie, sa mère reçoit enfin une lettre de sa fille où elleapprend que sa tante l’a envoyée en pension pour qu’elle y reçoive uneéducation. La jeune fille évoque aussi sa vie en France mais ne parle pas dePaul. Paul lui répond par une lettre. Quelque temps plus tard, une rumeur parvientà ses oreilles : Virginie va se marier avec un seigneur de la cour. Inquiet,Paul en discute avec le narrateur. Il lui fait part de son envie de rejoindreVirginie en France, mais le vieil homme lui répond que c’est peine perdue, carle père de Paul ne l’a jamais reconnu, et de ce fait le jeune homme est « sansnaissance » ; de plus, il a trop de probité pour obtenir laprotection des grands dont il aurait besoin. Paul avance alors l’idée de s’instruirelorsqu’il sera en France ; le vieil homme lui apprend que c’est impossiblepour quelqu’un qui est pauvre comme lui. Le jeune homme imagine alors aller fairefortune au Bengale dans l’espoir d’épouser Virginie un jour.

Le 24 décembre 1744au matin Paul aperçoit en se levant le pavillon d’un bateau. Il court à laville au cas où il apporterait des nouvelles de Virginie. Le pilote du bateaului remet une lettre destinée à Mme de la Tour, qui indique que Virginie a été déshéritéepar sa tante, laquelle l’a renvoyée sur l’île à bord du Saint-Géran.Malheureusement, le bateau se retrouve bloqué entre l’île d’Ambre et l’Isle-de-France.Paul, accompagné du vieil homme et de Domingue, se rend sur la plage. Ilsobservent que de fortes vagues font céder les cordes du bateau, lesquelles assuraientsa stabilité. Paul saute alors à l’eau pour tenter de sauver Virginie. Unegrande vague jette la jeune fille à la mer, et Paul ne parvient pas à lasauver.

Le lendemain, lecorps de Virginie est retrouvé sur le rivage par Domingue et le vieillard. Tousdeux vont annoncer la nouvelle à Mme de la Tour et à Marguerite. La mère deVirginie s’évanouit de chagrin. Le corps de Virginie est transporté à l’églisedes Pamplemousses où se déroulent ses funérailles.

Le décès de sabien-aimée décide Paul à partir vivre ailleurs, car trop de choses lui rappellentVirginie. Il part avec Domingue et le vieillard pour le nord de l’île. Mais peude temps après, le vieil homme décide de ramener Paul chez lui car le jeunehomme souhaite mourir et rejoindre Virginie. Il meurt en effet deux mois aprèsVirginie ; Marguerite meurt huit jours après son fils ; Madame de laTour, partie vivre chez le vieillard, meurt un mois après. Marie et Domingue meurentquant à eux peu de temps après. Tous sont enterrés auprès de Virginie. 

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