Regain

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Résumé

Regain est une œuvre de l’écrivain français Jean Giono (1895-1970), plus précisément un roman, ou même selon certains un conte sur la Provence, région que l’auteur se plaît à raconter sans ses livres. Sa première parution remonte à 1930. C’est le premier roman de la trilogie de Giono intitulée Pan, les deux autres étant Colline et Un de Baumugnes. Giono disait à propos de cette trilogie : « Ce qui relie ces trois livres, c’est le rythme de la Terre vivante et perceptible par tous nos sens. »

Il faut noter, pour comprendre le titre Regain, que le mot désigne l’herbe qui repousse dans les prés après la première fauchaison par les fermiers. C’est donc le renouveau, l’espoir du retour de la nature et de la force de la terre qu’il anticipe.

L’œuvre est précédée d’une présentation de la trilogie Pan dans son ensemble et Giono évoque, pour le dernier des trois contes, un homme qui vit seul sur des plateaux de la région provençale.

Le récit débute ainsi : « tous sont partis ». L’auteur nous présente trois personnages, les seuls qui restent encore à Aubignane (nom fictionnel qui désigne Redortiers, un village du canton de Banon), près de Manosque, la ville d’origine de l’auteur. Ils demeurent seuls parmi les masures et les chemins fantômes de la région. Gaubert le forgeron fabrique des charrues, mais il décide de quitter le village pour aller vivre chez son fils Joseph. Mamèche trouve cela inadmissible ; c’est une vielle femme piémontaise qui a vu mourir son mari et son fils dans ce village. Son enfant est mort à trois ans empoisonné en mangeant de la cigüe. Un jour Panturle lui confie que la solitude lui pèse et qu’il aimerait rencontrer l’amour car il est encore jeune et veut aimer. Mamèche lui promet de lui ramener une femme qui lui plaira et quitte le village à la fin de l’été. Panturle finit donc seul. Il s’agit d’une créature hybride entre l’homme et le bouc.

Panturle se retrouve donc tout seul dans le village d’Aubignane, habitué à la solitude, ayant longtemps été un chasseur, aventurier, se déplaçant beaucoup. Ici, il devient sédentaire, chasse beaucoup moins, s’est mis à cultiver les terres et prête beaucoup d’attention à la nature.

Mais malgré sa détermination Panturle est proche de devenir fou à cause du vent, de la solitude, de la dureté de la vie, après un morne hiver – il parle souvent tout seul.

Au début du printemps, Mamèche aperçoit le couple que forment Arsule et Gédémus, rémouleur ambulant dans la région. Ils sont mariés mais Arsule ne l’aime pas, l’a choisi par dépit, quand Gédémus a vu en elle une femme jeune pour l’aider dans ses travaux. Mamèche tente de les perdre et les mène vers le village de Panturle. Alors qu’ils se réfugient dans une petite bâtisse elle apparaît derrière la porte ; inquiet de voir cette ombre, Gédémus décide de mener leur convoi vers le village le plus proche. En parallèle, c’est comme si Arsule avait été guidée par le vent vers le petit village. Quand le couple y arrive un soir, entendant des bruits, Panturle, qui égorgeait un renard, se cache dans sa maison afin de ne pas être découvert. Apercevant Arsule, il tombe tout de suite amoureux d’elle. Le couple frappe à la porte devant laquelle se trouve du sang mais Panturle ne répond pas. Ils décident de partir.

Alors que le couple quitte le village, Panturle le suit dans la nuit afin de ne pas perdre Arsule. Ce faisant il manque de se noyer dans une rivière. Le couple le sauve, le traîne sur la berge et le réanime. Arsule prend soin de lui et le ramène au village. Lorsqu’il s’éveille en pleine nuit, Arsule est auprès de lui.

Au village, Panturle les héberge et partage le fruit de son travail. Arsule et Panturle deviennent amants et Gédémus repart avec sa charrette. C’est un homme avare et brutal. De plus, il est plutôt âgé et a toujours considéré Arsule comme son esclave, la faisant tirer leur charrette. Ainsi, Arsule se rapproche de Panturle, plus attentionné et amoureux. Ils finissent par former un couple bien que cela prenne du temps ; en effet, Panturle ne connaît pas les femmes, ni l’amour, c’est un animal. Ainsi, Arsule a dû l’apprivoiser et le comprendre. Elle lui apprend à se servir d’allumettes par exemple, en remplacement des méthodes plus lentes de Panturle pour démarrer un feu.

Tous deux commencent une vie de couple qui rend la vie au village et qui rend surtout Panturle heureux. En effet il va peu à peu retrouver ses forces, ainsi que la motivation pour retourner à la terre et cultiver du blé pour faire de la farine et fabriquer son pain. Il vend son blé par boisseaux au marché local, le plus beau blé de la région, ce qui rapporte au couple de quoi se procurer tout ce qui lui manque.

Un jour, Gédémus revient au village ; rémouleur ambulant, il se plaint de devoir tirer lui-même sa charrette alors qu’auparavant, c’était Arsule qui le faisait. Il exige de la part de Panturle qu’il lui donne assez d’argent pour acheter un âne et remplacer sa femme. Panturle accepte volontiers, lui paie 60 francs ; Gédémus est content et repart.

Arsule apporte une touche féminine au village. Si Panturle travaille la terre, Arsule aménage le village et contribue à l’embellir, notamment avec des fleurs. Elle rend également leur maison plus confortable et organisée.

Le couple vit heureux, la vie semble revenue au village, plus gai, embelli et entouré de terres plus fécondes. Il commence à attirer d’autres personnes : une seconde famille s’y installe. À partir de là, le village va se repeupler progressivement et connaître une renaissance.

Quand Arsule tombe enceinte puis a un enfant, c’est la vie qui renaît littéralement au village. Elle lui rend l’humanité et comble Panturle.

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