Robert des noms propres

par

Précocité

Il est l’un des sujets au cœur de cette nouvelle. La jeune Plectrude est ce que l’on appelle une enfant précoce : elle présente une intelligence bien supérieure à la moyenne, ce qui fait d’elle un être à part. L’auteur nous fait part de quelques difficultés que peuvent rencontrer ce type d’enfants : des difficultés à la lecture, à l’écriture, et de manière plus générale à ce qui réclame une attention littéraire, tandis que tous les raisonnements logiques, mathématiques, sont effectués avec une facilité déconcertante. Face à ses difficultés, l’enfant se retrouve parfois à évoluer dans des milieux non adaptés.

 

Exclusion sociale

 

Dès l’école, Plectrude est considérée comme une attraction. Elle ne réagit pas comme les autres enfants et ne comprend pas leur attitudes et centres d’intérêts. En maternelle, alors qu’elle les écoute parler, elle se sent perdue, désemparée : « Elle se rapprocha pour écouter. C’était un bruissement ininterrompu, produit par un grand nombre de voix […] Plectrude s’en fut, épouvantée. » Même les adultes lui semblent vides, inintéressants. Cette maturité et cette différence font d’elle une sorte de paria au sein de sa propre classe. La maîtresse ne l’apprécie pas et prend plaisir à la dénigrer. En effet, sa supériorité intellectuelle ne lui confère pas de meilleures notes que ses camarades dans les matières comme l’histoire ou le français ; elle entend donc des réflexions comme : « Toi, ça ne sert à rien que tu fasses des efforts. Tu n’y arriveras pas. » Quant aux élèves, ils ne comprennent pas sa différence et refusent d’être amis avec elle : « Beuh, t’es dégueulasse ! lui dirent les enfants. » Il lui faudra faire preuve d’une grande force de caractère et de quelques alliés pour se faire accepter, ou tout au moins respecter.

 

Incompréhension scolaire

 

À travers le récit d’Amélie Nothomb, on peut voir que les systèmes adaptés aux enfants surdoués sont quasiment inexistants. En effet, à aucun moment il ne sera proposé à la jeune Plectrude de suivre des cours plus adaptés à ses capacités ou tout du moins d’avoir des exercices à sa portée. Au lieu d’être encouragée, soutenue, elle est rabaissée et considérée comme « nulle » parce qu’incapable de se plier aux programmes scolaires. À aucun moment ses capacités réelles ne seront prises en compte. Le seul domaine où elle pourra s’épanouir est la danse. Et là encore, une fois quittés les cours pour les petits rats, elle ne sera pas valorisée mais considérée une nouvelle fois comme une incapable. 

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