Salammbô

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Résumé

Salammbô est une Œuvre de Gustave Flaubert et plus précisément un genre assez rare qui est le roman historique, mélange d'études historiques et de roman, une sorte d'Histoire romancée par l'auteur. Cette Œuvre fut publiée en 1862 aux éditions Michel Lévy.

Le roman prend pour intrigue un sujet historique, qui est la Guerre des Mercenaires qui s'est produite au IIIe siècle av. J.-C, qui est fut guerre opposant la ville de Carthage aux Mercenaires barbares qu’elle avait employés pendant la première Guerre punique, qui se sont retournés contre la ville ensuite : en effet ces mercenaires se sont révoltés contre la ville car il étaient simplement furieux de ne pas avoir reçu la solde convenue et de ne pas avoir été payés pour les efforts et leurs sacrifices. Flaubert chercha donc à romancer cette partie de l'Histoire, afin de dégager des personnages, mais aussi à respecter l’Histoire connue et les livres dans lesquels il s'était documenté préalablement durant cinq années. En parallèle, il se permit de développer une vision, celle d' un Orient idéal, imaginé comme exotique, sensuel et envoûtant, mais aussi violent et accablant de par sa chaleur.

L'histoire débute en prenant pour point de départ temporel la fin de la guerre punique. L'épisode du festin présente les personnages, et situe le contexte : c'est à Carthage, et un festin est donné pour remercier et mette à l'honneur les mercenaires d'avoir défendu la ville. Le festin se déroule au sein des jardins d'Hamilcar qui n'est autre que le général. Lors de ce festin, Mâtho et Narr'havas, les deux chefs des mercenaires, tombent amoureux de Salammbô, la fille du général Hamilcar et cela dès qu'elle arrive pour les calmer, car les mercenaires commencent à s'énerver. Ce festin ne peut apaiser seul les tensions naissantes à cette époque, et il ne peut cacher que la ville est ruinée : d'ailleurs même Hamilcar est absent, toujours pas rentré de la Sicile où il a fait la guerre contre Rome. Peu de temps après, les mercenaires qui attendaient patiemment d'être payés par la ville qu'ils avaient aidée à protéger, après avoir combattu pour Carthage, contre l'armée romaine, et avoir perdu de nombreux hommes, commencent à perdre patience de ne toujours pas avoir reçu le solde qui leur avait été promis et qui n'arriverait jamais ( la ville est ruinée par sa guerre contre Rome qui l'a épuisée, et partiellement pillée à cause du désordre ), les mercenaires qui avaient combattu contre les soldats Romains pour le compte de Carthage décident de taper du poing sur la table et de se révolter afin d'obtenir ce qui leur revient de droit. Ils vont tenter d'échafauder des plans afin de pouvoir obtenir leur dû. Des idées fusent, par exemple un esclave qui fut libéré par les mercenaires, du nom de Spendius glisse à Mâtho que si ce dernier désire avoir la main de celle dont il est tombé amoureux, il n'a d'autre choix que de lancer une révolte dans la ville, affaiblie, qui ne pourrait résister, et de forcer son père, le général Hamilcar à lui laisser Salammbô.

La ville de Carthage promet aux mercenaires qu'ils auront leur argent et les prie de quitter la ville, pour aller vers Sicca. Spendius tente de motiver les troupes barbares pour attaquer la ville de Carthage, maintenant que les mercenaires ne la protègent plus et sont plus ou moins de leur côté. Ils vont donc assiéger la ville. Puis Mâtho dit '' le Libyen '' du fait de ses origines va parvenir à pénétrer dans le temple de la ville de Carthage. Entré dans la ville via les aqueducs, invention romaine, il va aussi réussir à voler le voile sacré de la déesse lunaire Tanit, déesse de la ville, considérée comme la déesse qui doit veiller sur Carthage. Ce voile, le « zaïmph », est donc le voile sacré de la déesse Tanit, et bien que Mâtho fût découvert en essayant d'entrer dans la chambre de Salammbô, il parvient à quitter la ville sans mal car le voile sacré lui offre des pouvoirs et une protection sans limite. Par ailleurs, tout le monde croit que le destin de Carthage dépend de cette déesse : le vol de ce voile aurait d'énormes répercussions et Mâtho en est bien conscient : c'est un sacrilège. De plus, Spendius va aussi essayer d'empêcher l'approvisionnement de la ville.

Carthage ne désespère pas malgré la perte de ce voile et décide pour se sauver d'une perte certaine ou imaginaire liée à la perte de ce voile de faire appel à Hamilcar qui est rentré en héros de la Sicile. Hamilcar n'est pas n'importe qui dans la ville : il vient d'une des familles les plus illustres et riches de la cité il est suffète ( un genre de magistrat suprême de l’exécutif carthaginois de l'époque, une sorte de stratège athénien au niveau militaire et chef des armées de Carthage) et général militaire. Il va devoir mener une guerre face à ces mercenaires, ces mêmes mercenaires qu'il avait engagés au départ, afin de récupérer l'objet sacré, ce qui n'est pas la moindre des missions. Il obtiendra une première victoire de prestige au Macar près d'Utique, mais ensuite, il sera sèchement vaincu par les mercenaires insurgés et déterminés, rejoints en renfort aussi par le roi des Numides Narr'Havas, pourtant rival de Mâtho.

Salammbô, d'où le titre du roman, est la fille de Hamilcar, héroïne éponyme. Sur les conseils du grand prêtre Schahabarim (bien qu'il soit le grand-prêtre de Tanit, il est profondément amoureux et tourmenté par la jeune femme, mais son rôle religieux l'empêche de faire quoi que ce soit) elle va prendre la décision de se rendre en personne au camp des mercenaires et de séduire Mâtho grâce à son charme, afin de récupérer le zaïmph. Courageusement, elle se dirige vers la tente du chef des mercenaires et décide de se donner à Mâtho, qui en contrepartie doit restituer le voile de Tanit, ce qu'il fait. On la découvre ainsi courageuse, amoureuse, prête à jouer son rôle bien qu'elle soit écrasée par un monde d'hommes misogyne et qui ne lui reconnaît pas beaucoup de droit, à part une monnaie d'échange. Mâtho tombe amoureux d'elle, et s'endort dans ses bras. Alors Salammbô quitte la tente avec le zaïmph, et au même moment, Hamilcar et son armée attaquent le campement. Salammbô a agi pour sa ville, mais ne pensait pas tomber amoureuse de Mâtho, ce qui lui est arrivé finalement.

C'est à partir de ce moment-là que le vent semble tourner dans les batailles, '' le sort des armes tourne '' mais le problème de Carthage, toujours assiégée est qu'elle manque d'eau : en effet, Spendius avait pris soin de saboter l'aqueduc de la ville, en le perçant ce qui n'a toujours pas été réparé étant donné la situation délicate et l'ampleur des travaux nécessaires et du nombre d'hommes pour le faire. Par ailleurs, la ville attend la pluie, mais elle ne tombera que plus tard, après un sacrifice d'un enfant fait pour le dieu Moloch, en l'immolant par le feu, Hamilcar le présentant comme son propre fils, bien que ce soit en réalité un fils d'esclave.

Hamilcar, est ensuite appuyé par Narr'Havas qui a quitté le camp des insurgés mercenaires pour s'allier à la ville de Carthage. Narr'Havas n'a pas fait cela par pure philanthropie, en effet Hamilcar lui a promis en échange de son aide la main de sa propre fille Salammbô, dont il était aussi amoureux depuis le festin et son apparition. L'armée coalisée de Carthage va alors acculer ses ennemis dans le défilé de la Hache. Ces derniers, vaincus et bloqués, comme entourés par leurs ennemis n'ont d'autres moyens que de se rendre : ils meurent de faim et n'obtiendront jamais le solde que l'on leur avait promis lors du début de la guerre, ce pour quoi ils avaient décidé de se soulever.

Hamilcar en profitera pour capturer celui par qui tout cela est arrivé, Mathô, qui est le seul survivant parmi les mercenaires. Il va être torturé par l'armée de Carthage pour se venger de ces méfaits, de la destruction de l'aqueduc, du vol du voile mais aussi de ceux qu'il a tués lors de la bataille. Salammbô, qui n'avait aucune envie de finir mariée avec Narr'Havas finira par mourir, parce que nul n'a le droit de toucher le voile de la déesse, mais aussi de chagrin en voyant que celui qu'elle aimait a succombé à cette torture, prouvant bien que son peuple ne vaut pas plus que les mercenaires, que ce soit au niveau de l'humanité ou du pardon, sans compter que sa ville ne paie pas ses dettes.

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