Salammbô

par

Mâtho

Il commence sa carrière en tant que chasseur d'éléphants, puis il s'engage au service de Carthage mais puisque la République lui doit des chevaux, du froment et de l'argent il s'associe avec les Barbares. Il fait partie des mercenaires, il s'associe avec Spendius (un ancien esclave) pour faire la guerre.

Avec l'aide de Spendius, il va dérober le voile de la déesse de Tanit « le zaïmph » situé dans le palais de Salammbô. Il espère ainsi obtenir les faveurs de la princesse dont il est amoureux, en effet il a été chercher le zaïmph pour elle. C'est aussi un moyen pour lui de faire pression sur les Carthaginois, il pense qu'ils préféreront arrêter la guerre que de perdre le zaïmph.

Il va traverser tout la ville avec le voile sur ses épaules, qui lui offre une protection car personne n'osera l'approcher de peur d’abîmer cet objet sacré. Mais lorsque Salammbô se rendra dans la tente de Mâtho pour récupérer le zaïmph il n’opposera pas de résistance tant elle l'impressionne.

Puis il va commander les Barbares dans leur guerre contre Carthage, la ville qui renferme sa bien-aimée et qui l'empêche d'être auprès d'elle. « Mâtho s'était d'abord retenu de combattre, pour mieux commander tous les Barbares à la fois. […] Peu à peu il s'était rapproché ; l'odeur du sang, le spectacle du carnage et le vacarme des clairons avaient fini par lui faire bondir le cœur. Alors il était rentré dans sa tente, et, jetant sa cuirasse, avait pris sa peau de lion, plus commode pour la bataille. »

Il n'épousera pas Salammbô et cela lui fait profondément du mal. Lorsqu'il verra le signe de l'alliance entre Narr'Havas et Salammbô, il brûlera la tente dans laquelle il avait pu se rapprocher, un instant, de celle qu'il aime.

Il est condamné à mort par Carthage et le peuple lui fait subir les pires atrocités sous les yeux de Salammbô, d'Hamilcar et de Narr'Havas : « Un d'eux le poussa en avant, d'un grand coup ; Mâtho se mit à marcher. […] Un enfant lui déchira l'oreille ; une jeune fille, dissimulant sous sa manche la point d'un fuseau, lui fendit la joue ; on lui enlevait des poignées de cheveux, des lambeaux de chair ; d'autres avec des bâtons où tenaient des éponges imbibées d'immondices lui tamponnait le visage. »

Sa condamnation, extrêmement cruelle, sera une source de souffrance pour Salammbô : : « Salammbô était penchée sur la balustrade ; ces effroyables prunelles la contemplaient, et la conscience lui surgit de tout ce qu'il avait souffert pour elle. Bien qu'il agonisât, elle le revoyait dans sa tente, à genoux, lui entourant la taille de ses bras, balbutiant des paroles douces ; elle avait soif de les sentir encore, de les entendre ; elle ne voulait pas qu'il mourût ! A ce moment-là, Mâtho eut un grand tressaillement ; elle allait crier. Il s'abattit à la renverse et ne bougea plus. »

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