Satanée Gand-Mère

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Résumé

Satanée Grand-Mère est un roman pour la jeunesse écrit par Anthony Horowitz. Il est paru en Angleterre en 1994 avant d’être publié en France en 2001. Il s’inscrit dans la longue liste de romans destinés aux jeunes adolescents publiés par ce prolifique écrivain anglais, aux côtés de L’Île du Crâne ou du Faucon malté. À la fois roman d’horreur et livre d’aventures, il pétille d’un humour noir et regorge de situations absurdes propres à faire la joie du lecteur.

 

C’est l’histoire de Jordan Warden, qui veut qu’on l’appelle Joe, un jeune garçon anglais d’une douzaine d’années qui habite à Thattlebee Hall, dans la vaste demeure de ses riches parents, ceci lorsqu’il n’est pas enfermé dans un pensionnat réservé aux enfants de familles très aisées. Ses parents ne l’aiment pas, mais ils ne le détestent pas non plus : il n’existe tout simplement pas à leurs yeux. Ses seuls amis sont sa gouvernante, Mme Jinks, et le jardinier, M. Lampy. Il y a bien sa grand-mère, Bonne-Maman, qu’il aime bien, enfin, qu’il aimait bien plutôt, avant un certain Noël (son douzième dit-il).

Lors de cette fête, au milieu de toute la famille réunie – oncles, tantes, cousins –, Bonne-Maman était la reine. Ces grandes réunions de famille ne se passaient jamais bien, certes, mais celle-ci dépassa tout ; en effet, Bonne-Maman offrit à Joe un jouet ridicule, un robot destiné à un enfant d’à peine cinq ans. Joe comprit qu’il ne s’agissait pas d’une erreur : Bonne-Maman l’avait fait exprès pour l’humilier. Joe réalisa alors bien des choses, comme, par exemple, la raison pour laquelle sa grand-mère ne lui offrait comme goûter que du lait caillé et des harengs : pour l’embêter ! À dater de ce jour, la méchanceté de Bonne-Maman à l’encontre de son petit-fils alla en augmentant, la vieille dame ne manquant aucune occasion de faire de la peine, voire du mal à Joe.

Et puis un jour, M. et Mme Warden décident d’aller passer quelques jours sur la Côte d’Azur, sans Joe bien sûr. Bonne-Maman se propose de le garder et s’installe à Thattlebee Hall ; elle se débarrasse en outre de Mme Jinks et de M. Lampy. Pour la première, elle la fait accuser de vol, puis elle lance contre elle de féroces chiens policiers qui la mettent en pièces ; pour le second, elle le fait disparaître dans une terrible explosion : « On ne retrouva rien de M. Lampy, ce qui n’était guère surprenant. L’explosion avait creusé un cratère de 5 mètres de profondeur » ; « Par quel miracle la nitroglycérine s’était-elle retrouvée dans un bidon à essence ? ». Joe se retrouve maintenant seul, à la merci de Bonne-Maman, qui invite quelques vieilles et horribles amies à s’amuser et festoyer avec elle, pendant que Joe se contente de son lait caillé et de ses hareng. Un jour, Bonne-Maman emmène Joe en villégiature, à Bideford.

Une fois arrivés à l’hôtel, Joe constate avec effarement que les seules clientes de l’endroit sont des mamies aussi laides et méchantes que la sienne. Toutes ces horribles femmes attendent la conférence de la doyenne du pays, Elsie Chaudron, qui doit se tenir le soir même. Une fois toutes les vieilles dames rassemblées, on distribue quelques récompenses à celles qui ont su se montrer les plus odieuses, et soudain, Joe est emprisonné dans un filet, traîné jusqu’à l’estrade où Elsie Chaudron vient de paraître. Là, la femme exprime d’abord sa haine envers tous les jeunes, envers tout ce qui est jeune, envers tout ce qui évoque la jeunesse. Puis elle déclare que grâce à Joe, une nouvelle jeunesse leur est promise. Elle a inventé une horrible machine, l’Extracteur d’Enzymes Mamimatique, censé extraire du garçon ses enzymes vitaux, lesquels seront utilisés dans un élixir. Le pauvre Joe voit s’approcher des aiguilles menaçantes qui vont s’enfoncer dans son corps, en tirer le suc de la vie, et le laisser vide comme une enveloppe morte… Soudain, une explosion retentit, et un inconnu libère Joe qui parvient à s’enfuir. La salle de conférence n’est plus que décombres, les horribles mamies ont été pulvérisées… sauf Bonne-Maman, qui est encore là, et qui déclare à Jordan qu’elle sera toujours à ses côtés, à hanter son quotidien, même quand elle sera morte…

Une fois rentré à Thattlebee Hall, une vie d’angoisse commence pour Joe, qui croit voir Bonne-Maman partout. Et ce n’est pas sa nouvelle gouvernante, Mme Coudefouet, qui va apaiser son quotidien. Quand il retourne au pensionnat, il apprend que Bonne-Maman est morte d’un refroidissement à l’hôpital ! Mais cette disparition ne le libère pas pour autant : il croit la voir partout. Il va alors trouver ses parents et leur raconte ce qui s’est passé à Bideford. Ces derniers n’en croient pas un mot, mais ce récit est pour eux l’occasion de se regarder en face, et d’admettre qu’en fait ils détestaient l’odieuse vieille femme qu’était Bonne-Maman. Cependant cette histoire de retour après la mort les inquiète au plus haut point, le souvenir de l’odieuse vieille femme les obsède et eux aussi croient voir Bonne-Maman partout, jusqu’au jour où elle reparaît. En effet, elle n’était pas morte ! Alors la famille Warden saute en voiture et, éperonnés par la terreur, foncent vers l’aéroport et partent pour l’Australie où ils s’installent loin de tout.

Là ils mènent enfin une vie heureuse, et Joe a la surprise de revoir sa chère Mme Jinks, qui a échappé aux crocs meurtriers des chiens policiers. Elle a suivi Joe pour le protéger et c’est elle qui l’a libéré de l’extracteur d’enzymes. Elle lui donne aussi une leçon de vie : personne n’échappe à la vieillesse, et on ne peut en vouloir à quelqu’un d’être vieux. Et pendant ce temps, Bonne-Maman, stupéfaite de se trouver sans personne à embêter, finit sa vie seule et malheureuse.

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