Seconds Analytiques

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Résumé

Aristote qu’on surnommait ‘le Stagirite’ est né en 384 avant J.-C. en Macédoine et décédé en 322 avant J.-C. en Eubée. Son père Nicomaque était le docteur du roi Amyntas II et sa mère Phéstias était une sage-femme renommée. C’est un philosophe grec, élève de Platon pendant plus de vingt ans à l’Académie, une école philosophique mis en place par Platon vers 387 avant J.-C., cette Académie est faite de jardins et de portiques et elle est placée près du tombeau du héros ‘Académos’. C’est là qu’il commence à rédiger dix-neuf œuvres de philosophie platonicienne. Aristote prend ensuite une certaine distance critique vis-à-vis de Platon son Maître et crée sa propre école ‘Le lycée’ en 335 avant J.-C. appelé communément l’école péripatéticienne tiré du terme grec péripatein signifiant ‘se promener’ car il est dit selon la légende qu’Aristote enseignait au lycée d’Athènes en se promenant. Certains grands noms de l’époque y travaillent comme Héraclide du Pont philosophe et astronome platonicien étant très lié à l’univers de Platon ou encore Eudème de Rhodes qui publie les travaux de son maître (Aristote), il est considéré comme le premier historien des sciences. Aristote est également le précepteur d’Alexandre le Grand qui est l’un des personnages les plus célèbres de l’Antiquité.

Les Seconds Analytiques est l’ouvrage d’Aristote qui constitue la deuxième partie des ‘Analytiques’ établi en deux livres bien distincts. Il parle d’un syllogisme qui s’avère être un raisonnement logique à deux propositions conduisant à une conclusion évaluée par Aristote ; la syllogistique est l’ancêtre de la logique mathématique moderne étudiée jusqu’à la fin du 19ème siècle dont c’est largement intéressé Gottfried Leibniz scientifique et mathématicien de renom. Dans cette œuvre, Aristote nous expose le déroulement de la science en cherchant quatre choses « le fait, le pourquoi, le si c’est et le et ce que c’est ». C’est un ensemble précis de connaissances qui rassemble des faits, objets ou simplement des phénomènes. Il faut savoir que la science est le fait de démontrer quelque chose pour qu’il soit pris en considération au niveau de l’étude ; il faut qu’il soit vrai, c’est ce que fait Aristote dans son œuvre : il nous explique clairement la démonstration qu’elle permet d’établir la nécessité d’une conclusion et c’est par celle-ci qu’on peut établir une science existante. Cependant, pour arriver à une conclusion, il faut en connaitre les prémisses, c’est-à-dire les propositions évidentes ou démontrées dans un autre raisonnement à partir duquel la dite conclusion est déduite ; mais cela pose un véritable souci au niveau de l’origine de ces prémisses pour savoir si elles sont véridiques. Il faut qu’elles soient propres à la chose à démontrer, c’est-à-dire qu’elles s’approprient la conclusion. Le philosophe nous dit qu’il est impossible d’avoir une connaissance scientifique uniquement par la sensation ; en effet même si la sensation est une chose de grande qualité et pas seulement individuelle, on doit obligatoirement déterminer telle chose dans un lieu ou un moment précis. On peut s’interroger sur les démonstrations qui restent universelles et que les notions universelles ne peuvent être perçues, mais Aristote est certain qu’il n’y a aucune science par la sensation ; comme il est évident qu’un triangle a ses angles égaux et que nous en ferions encore une démonstration sans succès, cela reste une connaissance scientifique car la sensation repose uniquement sur l’individuel alors que la science consiste dans la connaissance universelle.

Dans les Seconds analytiques, l’auteur nous expose sa vision de ce qu’on peut appeler la ‘science démonstrative’. Ce savoir prend la forme d’un système déductif effectué sur des vrais principes avant les conclusions qu’on peut en tirer ainsi que ses causes ; il précise dans cet ouvrage la théorie et ses caractéristiques, le savoir et c’est comme cela qu’il se distingue le plus des autres philosophes et principalement Platon. Les Seconds analytiques ont été mal interprétés, peu compris et surtout mal aimés étant donné que le développement de la pensée scientifique moderne a été freiné par l’ouvrage d’Aristote. Pour définir la science, le philosophe n’hésite pas à dire qu’elle peut s’acquérir par la démonstration qui est la proposition immédiate, elle-même divisée en thèse et en axiome. Quand à la thèse elle se divise en hypothèse par l’intermédiaire d’une simple définition en sachant que les principes sont plus connus que la conclusion. En ce qui concerne le savoir, il y a ceux qui savent et ceux qui ne savent pas et cela fait pour Aristote toute la différence.

Aristote est un véritable encyclopédique ; en effet il s’intéresse à toute sorte d’Art comme la musique ou le théâtre, les sciences physiques ou biologiques etc. Il effectue quelques recherches pour appuyer sur les principes. Il a une théorie sur les esclaves par nature qui sont des hommes mais de raison inférieure car ils ne savent pas évaluer la science autonome, et comme ils sont différents – les maîtres et les esclaves – se complètent jusqu’à se lier d’amitié parfois. Aristote n’a aucune idée du progrès, l’espèce reste permanente et demeure réduite dans et par sa forme, ce qui veut dire que la société ne doit pas être étendue et surpeuplée. Par ailleurs, il envisage un Etat à son image en construisant un certain type de société fondée sur le bien-être idéal d’autrui. Au Moyen Age les philosophes développent et dominent la logique d’Aristote jusqu’à la perfection, car elle est considérée la plupart du temps comme une logique binaire qui représente difficilement la complexité des choses. Le philosophe reconnait que c’est la pensée qui assure l’espace pour qu’on puisse juger le vrai du faux mais devient très vite hors discussion quand il dit que le fondement de la vérité repose sur les objets à l’extérieur de la pensée.

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