Seconds Analytiques

par

Les principes de la connaissance rationnelle

La connaissance est une des notions participant de manière effective au développement des sociétés, et ceci, depuis la nuit des temps. S’il est évident qu’elle est un principe universel dont se servent même certains pour définir Dieu en termes de « Amour et connaissance», elle est susceptible de susciter certaines interrogations. La première d’entre elles étant de savoir ce qu’il faut entendre par le terme de la connaissance. Le dictionnaire LAROUSSE la définit d’une part comme la « Faculté de connaitre, de comprendre… », et d’autre part comme  l’ « Activité intellectuelle qui vise à l’acquisition d’une compétence… ». Nonobstant, si ces définitions nous renseignent sur le sens du mot connaissance, elles laissent aussi constater que préalablement à la connaissance, existe une chose qui mérite d’être connue. Comme quoi la connaissance rationnelle serait basée sur l’existence de notions antérieures. C’est justement ce qu’exprime Aristote dans « Seconds Analytiques » lorsqu’il affirme : « Tout enseignement donné ou reçu par la voie du raisonnement vient d’une connaissance préexistante. Cela est manifeste, quel que soit l’enseignement considéré : les sciences mathématiques s’acquièrent de cette façon, ainsi que chacun des autres arts. Il en est encore de même pour les raisonnements dialectiques, qu’ils se fassent par syllogismes ou par induction ; les uns comme les autres, en effet, tirent leur enseignement de connaissances préexistantes : dans le premier cas, c’est en prenant les prémisses comme comprises par l’adversaire, dans le second, c’est en prouvant l’universel par le fait que le particulier est évident ». En somme, aucun enseignement n’émerge du néant. Il part forcément de choses qui existent. Aussi serait-il intéressant de se demander s’il serait possible de remonter le temps à la recherche d’une connaissance préexistante initiale pouvant être considérée comme la base de toutes celles qui sont aujourd’hui d’actualité. A cette question, une réponse négative s’impose à notre esprit et fait indéniablement aux limites de la connaissance. On peut donc rester dans la généralité de la connaissance préexistante, mais aucune certitude ne peut être donnée par un esprit cartésien sur le point zéro des connaissances universelles. Ce qui accrédite à notre avis la thèse de l’existence d’un principe supérieur aux hommes et pose le problème des limites de la voie du raisonnement. Ceci dit, il importe à présent de s’intéresser à ce qu’est la science.

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