Sodome et Gomorrhe

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Résumé

« Sodome et Gomorrhe » est une œuvre du célèbre écrivain français Marcel Proust. Auteur de nombreux romans, son œuvre principale est sans aucun doute la suite romanesque « À la recherche du temps perdu » publiée entre 1913 et 1927, en sept tomes, dont trois qui sont parus à titre posthume aux Éditions Gallimard.

Le titre fait référence aux deux villes, Sodome et Gomorrhe qui sont évoquées dans les textes sacrés de la Bible. Ces deux cités sont détruites et rayées de la carte par une tempête de feu au temps d’Abraham, comme un déchainement divin destiné à punir les habitants de ces villes qui avaient des mœurs malsaines ou mauvaises.

Ce roman, narré à la première personne, ce dont on peut se demander si Proust a voulu en faire une sorte d’autofiction et traiter un sujet controversé à l’époque (qui parfois l’est encore aujourd’hui), l’homosexualité. En effet, ce récit est celui d’un narrateur, un jeune homme, qui découvre que l’un de ses amis, prénommé Charles, est homosexuel. Il vient de Balbec, et il va rendre visite à un duc et à sa femme, la duchesse de Guermantes (que l’on retrouve dans un autre roman de l’auteur), puis à la princesse. Cependant, son attention est attirée par ce qu’il voit, puis ce qu’il entend sans voir : en effet, il est surpris par M. de Charlus et un jeune homme se prénommant Jupien, un boutiquier giletier de l’hôtel de Guermantes. Les deux hommes tombe amoureux l’un de l’autre, et le narrateur assiste à leurs ébats sexuels, et s’en retrouve très perturbé, ce genre de choses n’étant pas habituelles. C’est ce que l’on appelle à l’époque les minorités érotiques, ou alors des hommes-femmes.

Puis le narrateur se rend finalement chez la princesse de Guermantes comme prévu. Alors qu’il discute avec les convives, il mène une sorte d’enquête et essaie de se familiariser avec les mœurs de ce milieu social dont il ignore une partie du mode de vie. Il tente de connaître la haute société, et il entreprend une discussion avec Swann (un autre personnage célèbre). Ce dernier lui explique qu’il doit parler avec Gilberte sans se justifier.

Retournant chez lui, il attend Albertine. Il se rend compte peu à peu que le fait de côtoyer la haute société se révèle assez plaisant finalement, et souhaite renouveler l’expérience le plus souvent possible. Le narrateur va rentrer chez lui, dans la ville de Balbec. Mais il vit mal le souvenir de sa grand-mère morte il y a quelques temps et dont il n’a pas honoré la mémoire, il pense à Albertine, qui lui manque terriblement, et à qui il exprime son vif désir de la revoir. Cependant, il décèle chez elle un comportement douteux, et il se demande si elle a réellement les mœurs qu’il lui accorde, ou si elle a aussi une vie sexuelle cachée, allant à l’encontre de la morale sociale de l’époque. Il la soupçonne de relations homosexuelles, d’un amour féminin, et devient jaloux. Pour éviter tout risque et faire une mise au point, il quitte l’hôtel de Guermantes et se rend, accompagné d’Albertine à la campagne, chez les Verdurin.

Durant le voyage en train, il tombe sur M. de Charlus, celui qu’il avait vu, puis entendu lors de ses ébats sexuels avec Jupien. Charles va au même endroit qu’eux en réalité, car dans la propriété que louent les Verdurin, il y a aussi parmi les invités un violoniste dont il est amoureux, Morel, qu’il espère retrouver sur place. Le narrateur est quelque peu choqué, et va continuer à faire ce qu’il aime, c’est à dire observer et décortiquer la société mondaine, la bourgeoisie de son époque lors des diners et des fêtes. Il y croise de plus en plus de gens invertis, aux mœurs répugnantes, sans réfléchir à leur orientation sexuelle comme un choix, mais comme une sorte de mode, qu’il rejette.

Durant les jours qui suivent, le narrateur et Albertine sortent souvent ensemble, se promènent, rendent des visites aux Verdurin. Là-bas, ils croisent comme d’habitude Charles, et son nouvel amant, le violoniste Morel, qui se rejoignent souvent et passent beaucoup de temps ensemble.

Puis le narrateur retourne chez lui, dans la ville de Balbec. Cependant, l’ennui le gagne peu à peu.

En effet il en a assez de ces habitudes, tous ces gens de cette société mondaine qu’il fréquente, dont il déteste les mœurs, et qu’il trouve vulgaires, et Albertine ne lui manque plus.

Cela fait réfléchir le narrateur sur les relations sexuelles qu’il a vues entre Charles et Jupien, mais aussi sur les liens que l’on entretient avec la sexualité et le sexe opposé suite à l’éducation que l’on reçoit, ainsi que la position des homosexuels dans la société de son époque, une situation qu’il va même comparer à celle des Juifs, avec l’affaire Dreyfus.

Puis il aura des pensées sur l’amour « L'amour cause ainsi de véritables soulèvements géologiques de la pensée ». Finalement, il envoie un courrier à sa mère, lui exprimant son désir de revenir dans la capitale et de se marier avec Albertine.

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