Sodome et Gomorrhe

par

L’homosexualité

Comme son nom l’indique, l’homosexualité implique des rapports sexuels entre les personnes du même genre. C’est le thème central de notre corpus. Il domine l’œuvre. Seulement, l’auteur n’aime pas ce terme et préfère parler d’inversion. À l’époque de la rédaction et de la publication de notre corpus, l’homosexualité semble être un sujet tabou, une pratique contre nature, honteuse, prohibée par la loi des hommes. Est-ce toujours le cas aujourd’hui ? Nous laissons à d’autres la tâche de répondre à cette question qui n’est pas notre préoccupation ici. Donc, l’homosexualité domine notre corpus car de nombreux personnages entretiennent des relations homosexuelles. D’abord, il y a le baron de Charlus qui se cache et semble avoir honte de sa nature. Il entretient des rapports avec Jupien le giletier puis Morel, le fils du valet de chambre de l’oncle du narrateur. La curiosité du narrateur le pousse à assister dissimulé à des scènes de séduction car avant leurs rapports, le baron de Charlus fait une cour assidue au giletier. Après s’être laissé convaincre, il répond aux avances du baron dans une scène que le narrateur décrit de manière assez audacieuse : « Face à face, dans cette cour où ils ne s'étaient certainement jamais rencontrés (M. de Charlus ne venant à l'hôtel Guermantes que dans l'après-midi, aux heures où Jupien était à son bureau), le baron, ayant soudain largement ouvert ses yeux mi-clos, regardait avec une attention extraordinaire l'ancien giletier sur le seuil de sa boutique, cependant que celui-ci, cloué subitement sur place devant M. de Charlus, enraciné comme une plante, contemplait d'un air émerveillé l'embonpoint du baron...

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Dissertation à propos de Sodome et Gomorrhe