Souvenirs d’égotisme

par

Un récit autobiographique

Le récit de Souvenirsd’égotisme est autobiographique ; sa rédaction est entamée enjuin-juillet 1832 et ne dure que quinze jours. Il évoque des faits situés entrejuin 1821 et novembre 1830 alors que Stendhal a été envoyé à Civitavecchia enItalie en tant que consul. Ce récit représente ainsi une entreprise de mémoirede la part de l’auteur, entre le moment de son retour à Paris en juin 1821 etsa nomination à Trieste en novembre 1830. Durant ces neuf années, Stendhal vabeaucoup voyager, allant souvent en Italie, deux fois en Angleterre et une foisdans le sud de la France.

Stendhal se lance dans ce récit afin de pallier l’ennuiqu’il ressent en tant qu’exilé dans une ville qu’il n’aime pas, mais aussi pourexprimer tout le mal-être qu’il a ressenti durant ces années.

Civitavecchia est une ville triste et sans charme, ainsi,Stendhal passe son temps à fouiller dans sa mémoire, et se lance donc dans lerécit des événements marquants de la décennie précédente. Cette activité d’écriture,effectuée à côté de son activité professionnelle, n’est pas un écrit réfléchiet construit car son travail de consul, bien qu’il ne l’enchante pas, lefatigue beaucoup. On a l’impression qu’il écrit autant pour se livrer que pourse changer les idées.

À part quelques promenades, il semble ne pas faire grand-chose,être presque être un touriste : « Levé à 10 heures, je me trouvais à10 1/2 au café de Rouen où je rencontrais le baron de Lussinge […] Aprèsavoir savouré […] notre excellente tasse de café et deux brioches,j’accompagnais Lussinge à son bureau. Nous prenions par les Tuileries, nousarrêtant à chaque marchand d’estampes. »

Le récit débute avec son départ douloureux de Milan pourParis, ville dont la laideur insultait sa douleur selon ses mots. Stendhal estalors à bout, et dépressif. Il reprend peu à peu goût à la vie, le récit estcelui d’un retour progressif au bonheur.

Souvenirs d’égotisme constitue une sorte de« galop d’essai » précédant la plus grande œuvre autobiographique deStendhal, Vie de Henry Brulard.L’auteur, qui a laissé ce récit inachevé, avoue avoir arrêté d’écrire durantl’été, en juillet 1832, se plaignant que la chaleur lui « ôte lesidées ». 

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