Supplément au voyage de Bougainville

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Le mythe du bon sauvage

Le mythe du bon sauvage, dans sa définition la plus globale, définit l'idéalisation de l'Homme vivant en contact rapproché et en harmonie avec la nature. Le bon sauvage étant en quelque sorte une fascination, l'idée d'un être ''naturellement bon''.

- Le discours du vieillard évoque en partie ce mythe: «Nous suivons le pur instinct de la nature...». On apprend que le peuple tahitien est heureux et dans le bonheur par sa ''cohabitation'' en harmonie avec la nature. Le caractère des tahitiens serait naturellement bon et simple, la corruption par la présence de la civilisation européenne serait néfaste à leur liberté.

Par ailleurs, nous apprenons que le peuple Tahitien vit dans la simplicité, sans besoins superflus comme les ''commodités européennes'', les lois … Le peuple tahitien serait auto-suffisant et opposé à la modernité. «Tout ce qui nous est nécessaire et bon, nous le possédons.»

Le vieillard s'emploie également à tourner son discours sur le fait que son peuple est sain et accueillant. Il oppose les tahitiens aux européens en s'employant à vanter la force naturelle, le bien-être, le respect de son peuple envers ceux qu'il appelle ses ''frères''. Nous avons ainsi l'image d'un peuple gentil et sain face à de méchants tortionnaires Européens.

L'effondrement du mythe. La prise de position de Diderot est qu'il n'y a «ni bon, ni mauvais» dans la nature et le sauvage. Nous avons vu que s’il est vrai que les ''sauvages'' vivent en harmonie avec la nature, sont libres et dans le bonheur, ils constituent toutefois une civilisation. En effet, en écoutant les paroles d'Orou, on constate qu'ils...

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