Sur la route

par

Une œuvre à la forme surprenante

Si les deux personnages n'ont pas tout en commun, ils partagent la même vision de la vie, à la recherche de la liberté absolue, loin de toutes contraintes, les expériences sans limite, une vie menée tambour battant, en faisant fi de tout le reste. Cette liberté, cet affranchissement de toutes règles, de toutes contraintes, on le retrouve dans l'écriture de l'ouvrage, qui est très libre, fluide, avec un langage parlé, comme si l'auteur, et c'est ça le mythe Kerouac, avait tout écrit sans y réfléchir, comme sa mémoire le lui dictait, sans rien de plus, sans y penser, comme si les souvenirs avaient été rédigés de façon directe, automatique, comme s'il l'avait raconté, son histoire, ses sensations, son ressenti, à l'oral. Cela donne une écriture très vivante, notamment grâce à de nombreux mots issus de l'argot américain, donnant un aspect brut au langage, mais aussi bien plus proche du peuple, de ceux que l'auteur rencontre, et qui tranche avec le vocabulaire lyrique et imagé qu'emploie Kerouac pour décrire ses sentiments, ses sensations de vitesse, de liberté, les paysages magnifiques ou encore la paix et le silence des nuits étoilées.

Cette grande liberté, cette rapidité, sont liées à l'état d'esprit de l'écrivain, mais aussi de l'homme tout simplement.

Par ailleurs, le roman fut écrit, dans sa version originale sur un manuscrit, mesurant près de 40 mètres de long, et ce, en moins de trois semaines, du 2 au 22 avril 1951.

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